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Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian
Selon Euractiv, le Premier ministre arménien a exprimé son intention d'affilier son parti, "Contrat civique", au PPE. Bien qu'aucune décision définitive n'ait encore été prise, cette candidature auprès du principal groupe de centre-droit au Parlement européen pourrait être examinée dès cette année.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian envisage l'adhésion de son parti, "Contrat civique", au Parti populaire européen (PPE), la plus grande famille politique du Parlement européen, qui défend une idéologie de centre-droit, rapporte Euractiv le 9 juin. Selon le portail, Pachinian a déjà fait part de son intention de rejoindre le PPE.
Bien qu'aucune décision définitive n'ait encore été prise, la question pourrait être examinée dès cette année, a noté Euractiv. Le site précise que, outre le parti arménien, le PPE pourrait accueillir le parti hongrois Tisza, l'Alliance libérale danoise, le parti tchèque STAN et le mouvement au pouvoir au Monténégro, Europe Now Movement.
Le parti "Contrat civique" a remporté les élections législatives en Arménie le 7 juin, marquées par des arrestations massives de membres de l'opposition. Selon la Commission électorale centrale, après dépouillement de 100 % des bulletins, le parti du Premier ministre sortant a recueilli 49,81 % des voix. Après les élections, Pachinian a déclaré qu'il avait l'intention d'incarcérer les leaders de l'opposition : l'homme d'affaires russe d'origine arménienne Samvel Karapetian, l'ancien président Robert Kotcharian et le leader du parti "Arménie prospère", Gaguik Tsaroukian.
Les résultats du scrutin ont été critiqués tant par l'opposition que par Moscou. Le chef du bloc "Arménie", l'ancien président Robert Kotcharian, a fait part de son intention de contester les résultats des élections, accusant les autorités d'avoir exercé des pressions sur l'opposition et d'avoir utilisé les ressources administratives. Le ministère russe des Affaires étrangères a, quant à lui, dénoncé des irrégularités commises pendant la campagne. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué que les élections s'étaient déroulées dans un contexte de pressions exercées sur les forces d'opposition et l'Église apostolique arménienne.
La mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a, pour sa part, signalé que la campagne électorale avait été marquée par des tensions. Les observateurs ont noté que Pachinian avait publiquement menacé les candidats de l'opposition d'enquêtes et de nationalisation de leurs entreprises. Selon les observateurs de l'organisation, "certains dirigeants de l'UE et des États-Unis" ont publiquement soutenu Pachinian, ce qui a été perçu par la plupart des partis d'opposition comme une ingérence extérieure.