29/08/2025 francesoir.fr  2min #288797

L'Ia menace l'employabilité des jeunes

France-Soir

Pixabay

Les jeunes travailleurs américains de 22 à 25 ans subissent déjà les effets de l'intelligence artificielle. Une étude de Stanford révèle une baisse de 13 % des emplois exposés à l'IA dans cette tranche d'âge, tandis que les profils expérimentés résistent, voire progressent. Depuis fin 2022, l'automatisation accélère une redistribution brutale du marché du travail, où l'expérience devient un bouclier et la jeunesse, un handicap.

Il était difficile de deviner que l'arrivée de l'IA allait être un problème pour les jeunes actifs plutôt que les profils seniors, étant donné qu'ils sont presque systématiquement les premiers à adopter les nouvelles technologies. Mais, en fait, c'est logique. Les IA fonctionnent comme des assistants, et ont besoin de deux choses pour produire des résultats satisfaisants : des données et des schémas de travail (des "process"). En d'autres termes, il faut pour guider l'IA de l'expérience, de la bouteille, de quoi la nourrir. Avec ça, plus besoin d'assistants...

Selon une étude de Stanford, les jeunes actifs de 22 à 25 ans, souvent cantonnés à des tâches standardisées, voient leurs postes fondre de 13 % depuis fin 2022. Pendant ce temps, leurs aînés, capables de transformer l'IA en outil d'augmentation, s'en sortent mieux. Comme le souligne  Siècle Digital, la technologie ne crée pas de chômeurs, elle révèle qui sait s'adapter.

Les chercheurs de Stanford ont analysé des millions de fiches de paie. Leur constat est clair : dans les métiers où l'IA remplace le travail humain, les débutants reculent. À l'inverse, là où elle sert d'assistant, les emplois résistent, voire se créent. A priori, dans l'économie de demain, la compétence ne suffira plus, il faudra aussi maîtriser la machine. C'est sur le second point que les jeunes pourront s'avérer plus compétents.

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