
Par la rédaction de The Cradle, le 7 janvier 2026
Le sénateur américain Lindsey Graham a déclaré que le guide suprême pourrait "mourir dans son sommeil", une déclaration qui coïncide avec les manifestations antigouvernementales et survient après plusieurs menaces récentes de Washington et Tel Aviv.
Le 7 janvier, l'armée iranienne a averti que Téhéran pourrait lancer une attaque préventive contre Israël en réponse à la rhétorique belliqueuse récemment employée par Tel-Aviv et Washington.
"L'Iran considère l'escalade de la rhétorique hostile à son encontre comme une menace et ne laissera pas cette situation perdurer sans réagir",
a déclaré Amir Hatami, commandant en chef de l'armée iranienne.
"Tout acte d'agression contre l'Iran aura des conséquences majeures. L'Iran agira avec toute sa puissance pour défendre son indépendance, son intégrité territoriale et son système politique", a-t-il ajouté."La préparation des forces armées iraniennes est aujourd'hui bien supérieure à ce qu'elle était avant la guerre de 12 jours. Toute mauvaise évaluation de la part de l'ennemi se soldera par une riposte sans équivoque", a-t-il poursuivi, avertissant ceux qui envisageraient une attaque que "tout agresseur serait immédiatement neutralisé".
Cette déclaration fait suite aux propos virulents et belliqueux tenus mardi par le sénateur américain Lindsey Graham.
Ce dernier a déclaré à Fox News que le président américain, Donald Trump, ferait assassiner le guide suprême iranien, Ali Khamenei, si les autorités iraniennes continuaient à "réprimer les manifestations".
"Donald Trump n'est pas Barack Obama. Il ne laissera pas tomber le peuple iranien. À l'ayatollah et à ses sbires, si vous continuez à tuer votre peuple en dépit des avertissements du président Trump, vous pourriez mourir dans votre sommeil. L'Iran est au bord du gouffre", a déclaré Graham. "Les secours sont en route", a-t-il ajouté.
(Crédit photo © AFP via Getty Images)
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Cette interview a été réalisée quelques heures après qu'un avertissement a été émis par le Conseil suprême de défense nationale iranien, qui signale également une éventuelle action préventive en réponse aux menaces accrues.
"En vertu du droit de légitime défense, la République islamique d'Iran ne se limitera pas à des mesures défensives et considérera les signes avant-coureurs de menace comme faisant partie d'une équation sécuritaire plus large", a déclaré le Conseil."L'intensification des discours menaçants et d'éventuelles interventions au-delà des prises de position publiques peuvent être considérées comme des comportements hostiles. Toute démarche dans ce sens entraînera une réaction appropriée, ferme et décisive, et la responsabilité totale des répercussions incombera aux instigateurs de l'escalade", a-t-il ajouté.
Cette nouvelle menace survient alors que des manifestations sont en cours depuis près de deux semaines dans plusieurs villes et provinces d'Iran, en raison de l'effondrement de la monnaie et des conditions de vie difficiles résultant d'années de lourdes sanctions imposées par les États-Unis.
Ces manifestations ont dégénéré en violences à plusieurs reprises ces derniers jours, des émeutiers armés attaquant les forces de sécurité.
Plus d'une douzaine de personnes ont été tuées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité. Des contre-manifestations ont également eu lieu et des milliers d'Iraniens sont descendus dans la rue pour condamner la violence contre les forces de sécurité et appeler à l'expression pacifique.
Depuis le début des manifestations, Trump a menacé à plusieurs reprises d'attaquer la République islamique.
"Nous surveillons la situation de très près. S'ils commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé, je pense qu'ils seront durement frappés par les États-Unis",
a récemment déclaré Trump, après avoir promis quelques jours plus tôt que Washington "protègera" les manifestants iraniens.
Le Mossad a même appelé publiquement les Iraniens à descendre dans la rue en leur disant : "Nous sommes avec vous - y compris sur le terrain".
Selon un reportage de la chaîne israélienne Channel 12, Tel-Aviv se prépare à un conflit "imminent" avec l'Iran.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est récemment rendu aux États-Unis pour discuter avec Trump de nouvelles frappes potentielles contre la République islamique. Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, le président américain a déclaré son potentiel soutien à une nouvelle attaque israélienne.
L'Iran a exclu toute nouvelle négociation nucléaire avec Washington tant que les États-Unis ne renonceront pas à leurs exigences de limitation du programme de missiles iranien et de fin de l'enrichissement d'uranium.
Selon des informations publiées ces derniers mois, la République islamique s'efforce de constituer et renforcer son stock de missiles balistiques, qui ont causé d'importants dégâts à travers Israël et frappé plusieurs sites militaires clés lors de la guerre de 12 jours en juin.
Traduit par Spirit of Free Speech