05/01/2026 reseauinternational.net  8min #300916

 De violents raids aériens américains sur Caracas et des bases militaires vénézuéliennes

Venezuela : Trump le prédateur est la proie du lobby Israel first

par Maria Poumier

Notre hypothèse : Au Venezuela, la méthode trumpiste est dictée par Netanyahou et ses voyous.

Trump s'est fait embringuer une fois de plus dans un plan qui ne sert en rien les intérêts réels des États-Unis, et il est en fait poussé dans le précipice par les néo-cons. C'est lui, la proie qui est visée par une frappe de décapitation ultime que lui mijotent des prédateurs plus gros que lui, qui flattent ses réflexes de cow-boy.

Dans sa conférence de presse, Trump n'a été clair que sur un point : il veut s'emparer du pétrole vénézuélien. Netanyahou a immédiatement applaudi à l'enlèvement du président Maduro, ce n'est pas une surprise. Moscou a immédiatement refusé toute légitimité à l'acte de piraterie US. Chaque pays, abasourdi, a bientôt suivi, et condamné un acte absolument contraire au droit international, et qui aura des conséquences désastreuses pour les États-Unis eux-mêmes, et multidirectionnelles.

L'Iran venait d'annoncer une initiative :  interdire le survol du Venezuela aux États-Unis. Cuba était associé au projet. Trump a déjà annoncé qu'il était prêt à envoyer son armée pour expulser les gouvernements iranien et cubain. Le Venezuela n'est pour lui qu'une première étape. Son discours lors de la conférence de presse de ce jour est purement terroriste. Certes, il a souvent utilisé le bluff comme première phase paralysante d'une négociation, par exemple dans le cas des droits de douane.

Mais il y a un chef d'État qui utilise le bluff de façon bien différente, non pour négocier, mais pour hypnotiser et paralyser, comme dans les milieux du crime organisé : une annonce, une intimidation facile, une prise d'otage (Trump lui-même, ligoté par l'affaire Epstein, dans lequel il est compromis, non par un piège à miel, mais par des compromissions financières) comme première étape du programme de massacre et de pillage d'un peuple qui le dérange : Netanyahou.

Il est à craindre que le Mossad mène Trump par le bout du nez, et soit celui qui le pousse dans le précipice ; c'est l'Iran qui est visé, derrière cet attentat. Il y a une  communauté israéliste virulente au Venezuela, étroitement liée à celle de l'Argentine, extrêmement puissante, et déjà expérimentée dans les attentats sous faux-drapeau visant l'Iran (AMIA, 1994 ).

Trump n'a pas le soutien du Congrès, humilié par son mépris systématique. Marco Rubio n'a pas la réputation d'avoir une pensée personnelle, il personnifie simplement la rancune contre le souverainisme cubain impossible à déboulonner depuis 67 ans : et le  lobby cubain de Miami est principalement animé par les fils d'ashkénazes arrivés à Cuba dans les années 1940 qui, encadrés par Meyer Lansky, avaient mis la main sur l'immobilier, mettant en jeu une spéculation effrénée, ainsi que sur la propriété foncière, avant d'être chassés du pays par Fidel Castro, avec la réforme agraire et la réforme urbaine, décrétées dès sa prise de pouvoir, en 1959.

Trump vieillit, il a déjà annoncé qu'il passera la main à son vice-président Vance. La seule explication à l'imprudence colossale de Trump dans son attaque contre le Venezuela, pays dont il ne sait rien, si ce n'est qu'il a plein de pétrole, est l'équipe du marionnettiste Netanyahou, et en particulier l'un des cerveaux les plus vicieux de notre temps,  Elliott Abrams, spécialiste des coups tordus contre l'Amérique latine et contre l'Iran à la fois, enthousiasmé par l'enlèvement de Maduro..

Cette hypothèse procède-t-elle simplement de réflexes antisionistes ? Mais n'est-il pas avéré que c'est le Mossad qui avait  mis en œuvre les attentats monstrueux du 11 septembre 2001, juste pour obtenir du président Bush, totalement déboussolé et halluciné, qu'il détruise l'Irak, avec des prétextes aussi inconsistants qu'aujourd'hui pour entraver l'Axe de la Résistance sur le sol vénézuélien ? Le 3 janvier 2019, pour faire plaisir à Israël, Trump faisait assassiner le général Soleimani, qui était le négociateur par excellence dans les relations entre le Moyen Orient et les véritables intérêts de l'Amérique.

Petit rappel, que vient faire là-dedans l'accusation de production et trafic de drogue, contre un pays qui n'a pas de responsabilité sérieuse dans ce domaine ?

Ce bobard et arme de destruction mentale à la fois s'adresse à l'opinion publique états-unienne ; le trucage a été clairement utilisé à plusieurs reprises : - par le prétexte d'un programme d'armement nucléaire iranien inexistant, - par les accusations d'utilisation d'armes biologiques de destruction massive en Irak et d'armes chimiques en Syrie, - par l'instrumentalisation du discours religieux extrémiste en Afghanistan, afin de détourner l'enquête sur les responsabilités américano-israéliennes sur les attentats du 11 septembre, - par des accusations infondées contre Kadhafi le président libyen qui avait fait de son pays le plus prospère de l'Afrique.

Le Venezuela est la principale cible en ce moment, comme l'était l'Irak en 2003, également éminent pays pétrolier. Mais le parallèle avec l'Irak ne s'arrête pas là : comme l'était l'Irak en 2003, le gouvernement du Venezuela est officiellement antisioniste. C'est un pays en pointe dans la résistance au génocide en Palestine, décisif dans l'Axe de la résistance, qui peut compter chaque jour un peu plus sur le soutien de la Russie, de la Chine, et de l'Iran.

Comme Saddam Hussein en 2003, le président Maduro n'est pas visé à cause d'aspects autoritaires dans sa gestion du peuple qui l'a élu et réélu, mais pour ses qualités,  comme le dit Kevin Barrett : augmentation efficace de la souveraineté nationale, dans le cadre des BRICS, favorisant l'indépendance monétaire et financière de son pays.

Sur les étapes de l'escalade, voir le nouvel article de Wikipedia, mis en ligne en janvier 2026 : fr.wikipedia.org.

Déclaration officielle du Venezuela :

«La République bolivarienne du Venezuela rejette, répudie et dénonce devant la communauté internationale la grave agression militaire perpétrée par le gouvernement actuel des États-Unis d'Amérique contre le territoire vénézuélien et sa population dans les zones civiles et militaires de Caracas, la capitale, et dans les États de Miranda, d'Aragua et de La Guaira. Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies, notamment de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l'égalité juridique des États et l'interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes. L'objectif de cette attaque n'est autre que de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, en tentant de briser par la force l'indépendance politique du pays. Ils n'y parviendront pas. Après plus de deux siècles d'indépendance, le peuple et son gouvernement légitime défendent fermement leur souveraineté et leur droit inaliénable à décider de leur propre destin. La tentative d'imposer une guerre coloniale pour détruire le régime républicain et forcer un «changement de régime», en alliance avec l'oligarchie fasciste, échouera, comme toutes les tentatives précédentes.

Le Gouvernement bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à condamner cette attaque impérialiste. Le peuple vénézuélien et ses Forces armées nationales bolivariennes, unis dans une parfaite unité populaire-militaire-policière, sont mobilisés pour garantir la souveraineté et la paix. Parallèlement, la Diplomatie bolivarienne de paix portera plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, de son Secrétaire général, de la CELAC et du Mouvement des non-alignés, exigeant la condamnation et la mise en cause du gouvernement américain. À cet égard, le président Nicolás Maduro a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l'état de troubles extérieurs sur l'ensemble du territoire national, afin de protéger les droits de la population, le plein fonctionnement des institutions républicaines et de passer immédiatement à la lutte armée. Le pays tout entier doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste. De même, le déploiement immédiat du Commandement pour la défense globale de la nation et des organes directeurs de la défense globale a été ordonné dans tous les États et municipalités du pays. En stricte conformité avec l'article 51 de la Charte des Nations unies, le Venezuela se réserve le droit d'exercer sa légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d'Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser et à s'unir activement contre cette agression impérialiste»

 cubasi.cu

source :  Entre la plume et l'enclume

 Maria Poumier

 reseauinternational.net