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Archives pour 03/2009

Le net, nouveau pourvoyeur de chômage?

21/03/2009

internet-fille

En ces temps de crise, la chasse aux coûts superflus est devenue une priorité pour bon nombre d’entreprises et certaines d’entre elles ont vu ,dans le net, une possibilité de le faire.

On connaissait déjà l’impact de ce dernier sur certains secteurs (presse, administration…) et en raison du fameux Web 2.0 qui implique souvent une gratuité du contenu proposé et l’avènement des webs acteurs… en effet, pourquoi payer pour un service ou une information alors qu’on peut se les fournir gratuitement sur Internet? L’exemple type étant les comparateurs de prix par rapport aux vendeurs physiques: le web donne beaucoup plus de réponses et on peut trouver des avis de consommateurs… et ne pas suivre l’avis du vendeur qui, bien souvent, ne connaît strictement rien au produit et tente de vous en (re)fourguer un car il touchera une plus grosse commission dessus.
Même exemple avec la presse : pourquoi payer un journal qui sort au mieux toutes les 24h, pour un contenu souvent quasi censuré et des journalistes qui maitrisent peu/mal leur sujet alors qu’on peut se renseigner avec des infos mises à jour 24h/24 via la blogosphère avec des articles écrits par des spécialistes qui ont souvent bien moins de barrières à raconter les faits?

En sus, Internet permet la dématérialisation de certains services: typiquement, le courrier (recevoir ses factures par mail ou envoyer des scans plutôt que le document original par la poste),  la banque ou l’assurance en ligne…. On assiste aussi, avec la crise, à l’avènement (ou plutôt le retour) du troc (échange de services ou de produits) et de l’achat de produits neufs/d’occasion hors des magasins (typiquement Ebay) qui impactent plus ou moins l’activité des grandes structures ou entreprises. Enfin, avec le règne des “amateurs-éclairés” et la montée du crowdsourcing, les internautes se placent au même niveau que les entreprises et peuvent devenir leurs concurrents directs… Derrière tout ça, il y a toujours la même logique: celle de réduire les coûts.


Bon, tout n’est pas aussi noir que cela… Internet a aussi créé (ou favorisé la création) de nouveaux métiers (webmaster par exemple); c’est seulement un “déplacement” des emplois du monde réel vers la toile et sous d’autres formes. Maintenant, de là à dire que la balance entre les deux est équilibrée, c’est un autre débat, et seul l’avenir pourra nous apporter une réponse claire.

Nicolas Clémot Débat, Economie ,

Le futur du P2P

20/03/2009

darknet

Alors que la loi Création & Internet se profile dans le paysage de l’Internet français (avec toutes les graves répercussions que cela va entraîner: perte de neutralité du net, justice expéditive, justice rendue par les ayants-droits…), ce texte, qui n’est pas encore actif, est en partie déjà dépassé par une révolution de fond qui s’opère sur les réseaux d’échanges. Ce nouveau genre est une adaptation du modèle existant du P2P à celui du concept des réseaux sociaux (voire un mix): le F2F (Friend-to-Friend ou ami-à-ami).

Les F2F sont des types de Darknet (c’est-à-dire, des réseaux privés virtuels) dans lesquels les individus échangent des données entre personnes de confiance (le seul problème, étant leur taille réduite, généralement entre 8 et 10 personnes). Le F2F repose sur le même principe mais en étant plus étendu car les amis de vos amis (et ainsi de suite) peuvent indirectement échanger des fichiers avec votre ordinateur (sans jamais utiliser votre adresse IP).
Les réseaux P2P ont leurs avantages mais aussi leurs défauts, dont le plus important est bien évidemment le faible anonymat qui y règne (l’adresse IP y est toujours marquée en clair ainsi que le nom des fichiers transférés).

Toute la loi C&I repose sur la collecte d’IP mais avec de tels réseaux, le problème ne se présente plus car en sachant que vous ne vous connectez qu’à des amis ou des personnes de confiance, personne ne peux collecter votre adresse… mais les avantages ne s’arrêtent pas là; cela limite également la propagation de fakes et/ou de virus en tout genre. On peut également choisir les fichiers qu’on veut partager et avec qui on le veut (et si les amis de nos amis peuvent y accéder)… la confidentialité s’en trouve forcément renforcée.


Il existe déjà certains programmes (comme la dernière version de LimeWire ou OneSwarm) qui permettent d’utiliser le principe du F2F et, la vie privée devenant un thème central, l’offre risque de continuer à grossir. L’avenir nous dira ce qu’il en est mais on peut être certain que le F2F y jouera un rôle… le jeu du chat et de la souris entre législateur et téléchargeurs n’est pas près de s’arrêter!

Nicolas Clémot Législation, Peer-to-Peer , ,