26/11/2022 francais.rt.com  3 min #219695

Manifestations en Iran : Khamenei dénonce «l'arrogance» des Etats-Unis et de ses alliés

© Cabinet du Guide suprême iranien Source: AP

Ali Khamenei, le 12 octobre 2022, à Téhéran (image d'illustration).

26 nov. 2022, 13:14

Le guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé le 26 novembre que négocier avec les Etats-Unis ne mettrait pas fin aux troubles qui secouent le pays depuis deux mois, car Washington exigera toujours plus.

Les autorités dénoncent les manifestations déclenchées le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le code vestimentaire du pays, et considèrent  qu'il s'agit «d'émeutes» encouragées par l'Occident, en particulier par les Etats-Unis.

«Le problème n'est pas quatre émeutiers dans la rue, même si chaque émeutier, chaque terroriste doit être puni []... Le champ de bataille est bien plus vaste. L'ennemi principal c'est l'arrogance mondiale», a expliqué Ali Khamenei faisant référence aux Etats-Unis et à leurs alliés.

«Aucun Iranien ne peut accepter» les conditions américaines, selon Khamenei

Le plus haut personnage de l'Etat iranien a fait cette déclaration, retransmise par la télévision publique, en recevant le même jour à Téhéran une délégation de jeunes paramilitaires, à l'occasion de la semaine des Bassidji, une organisation paramilitaire liée aux Gardiens de la Révolution.

«Certains nous disent dans les journaux ou sur internet qu'il suffit pour mettre fin aux troubles, commencés il y a quelques semaines, de résoudre votre problème avec l'Amérique et d'écouter la voix de la nation», a-t-il ajouté.

«Comment résoudre le problème avec l'Amérique ? Le problème sera-t-il résolu en s'asseyant, en négociant et en obtenant un engagement de l'Amérique ?», s'est-il demandé. «Non. La négociation ne résoudra rien. Notre problème avec l'Amérique ne peut être résolu qu'en acceptant de se laisser rançonner par ce pays», a-t-il affirmé.

Selon Ali Khamenei, les Etats-Unis exigent, pour mettre fin aux hostilités, que l'Iran abandonne son programme nucléaire, change la Constitution, cantonne son influence à l'intérieur de ses frontières et ferme ses industries de défense. «Aucun Iranien ne peut accepter de telles conditions», a-t-il souligné.

Il s'en est pris aussi à ceux qui disent qu'il faut «écouter la voix de la nation». «L'énorme voix de la nation a retenti le 4 novembre [dans des manifestations de soutien au gouvernement], ou lors des funérailles du [général Qassem] Soleimani [assassiné en janvier 2020]. Cette immense foule c'était la voix de la nation iranienne», a-t-il martelé.

A l'occasion de la semaine des Bassidji, le président Ebrahim Raïssi a de son côté visité une unité de ces forces à Téhéran, a indiqué l'agence Tasnim. «Vous avez fait une performance brillante dans la lutte contre les émeutiers», a-t-il déclaré devant les membres de cette unité.

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