05/01/2026 francais.rt.com  3min #300915

Intégration des forces kurdes en Syrie : des discussions sans avancée concrète à Damas

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Ahmed al-Chareh. [Photo d'illustration]

Les discussions à Damas entre Mazloum Abdi et les autorités syriennes sur l'intégration des FDS n'ont débouché sur aucun accord concret. Les divergences portent notamment sur la décentralisation et le commandement des forces kurdes. Sous pression turque, le dossier reste central pour la stabilisation politique et sécuritaire de la Syrie post-Assad.

La rencontre tenue le 4 janvier à Damas entre le leader kurde syrien Mazloum Abdi et des responsables officiels syriens n'a pas permis d'aboutir à des résultats tangibles. Selon un communiqué de la Sûreté générale syrienne publié sur Telegram, les discussions, consacrées à l'intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein de l'armée nationale, se sont conclues sans accord concret, malgré un engagement à poursuivre les échanges lors de prochaines réunions.

Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre du suivi de l'accord signé le 10 mars dernier entre Mazloum Abdi et le président syrien Ahmed al-Chareh. Cet accord prévoyait la fusion progressive de l'administration kurde semi-autonome avec l'État syrien avant la fin de l'année 2025.

Toutefois, sa mise en œuvre se heurte à de profondes divergences politiques et sécuritaires. Les FDS, qui contrôlent de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie riches en ressources pétrolières, réclament une forme de décentralisation du pouvoir, une exigence rejetée par les nouvelles autorités islamistes de Damas. Ces désaccords ont parfois dégénéré en affrontements armés depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024.

Des propositions toujours vaines

Les FDS avaient confirmé plus tôt le 4 janvier la tenue de ces discussions, indiquant que leur commandant en chef faisait partie de la délégation chargée d'aborder les modalités d'une intégration militaire. Soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces kurdes ont joué un rôle central dans la défaite territoriale du groupe État islamique en 2019, ce qui renforce leur poids politique et militaire dans les négociations actuelles.

Selon des informations révélées en décembre par une source kurde, Damas aurait proposé de restructurer les forces kurdes en plusieurs divisions et brigades intégrées à l'armée syrienne, tout en maintenant leur déploiement dans les zones kurdes.

Une proposition encore à l'étude, alors que la Turquie, alliée clé des nouveaux dirigeants syriens, presse pour une intégration rapide des FDS, perçues par Ankara comme une menace directe à sa sécurité nationale.

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