05/01/2026 francais.rt.com  4min #300950

Affaire «Jean-Michel Trogneux» : neuf peines de prison prononcées, dont une de six mois ferme

© Dan Kitwood Source: Gettyimages.ru

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, le 9 juillet 2025 à Londres. [Photo d'illustration]

Les dix prévenus, accusés d'avoir relayé des rumeurs selon lesquelles l'épouse du président français serait née homme ou qu'elle serait une «pédocriminelle», ont tous été reconnus coupables ce 5 janvier par le tribunal correctionnel de Paris. Huit peines de 4 à 8 mois de prison avec sursis ont été prononcées, ainsi qu'une de six mois ferme.

« Demain, c'est le cyberharcèlement [qui sera jugé, ndlr]. Après, j'en ai un autre contre les deux femmes qui sont en train de jouer avec ma généalogie en prétendant que je suis un homme. » Le 4 janvier, sur le plateau du JT d'une chaîne privée, l'épouse du président français, Brigitte Macron, a tenu à rappeler qu'elle avait engagé plusieurs actions en justice - jusqu'aux États-Unis - à l'encontre de personnes l'accusant d'être une femme transgenre ou d'être une « pédocriminelle ».

Des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux, et pour lesquelles dix prévenus - huit hommes et deux femmes - poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris ont été reconnus coupables ce 5 janvier. Huit ont été condamnés à des peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis, en raison d'une « volonté de nuire à la plaignante », dans des « termes malveillants, dégradants et insultants » sur sa « prétendue pédocriminalité ».

Un prévenu a écopé de six mois d'emprisonnement ferme en raison de son absence à l'audience. La seule personne à ne pas écoper d'une peine de prison, qui avait présenté ses excuses lors du procès, s'est vu condamner à suivre un stage de sensibilisation.

Un impact sur sa « santé », selon l'une de ses filles

Absente lors du procès qui s'est déroulé fin octobre, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs, lors de son dépôt de plainte en août 2024, que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu « un très fort retentissement » sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que « leur grand-mère est un homme ».

Sa plus jeune fille, Tiphaine Auzière, présente au procès, avait affirmé que sa mère était « en permanence sur le qui-vive » face à ces rumeurs ayant « un impact croissant » sur ses « conditions de vie » et son état de « santé ».

Le procureur avait requis de trois à douze mois de prison avec sursis et des amendes allant jusqu'à 8 000 euros à l'encontre de ceux qu'il désignait comme trois « instigateurs » de ces rumeurs, ainsi que sept « suiveurs ». Des « suiveurs » qui se seraient « laissés aller » depuis « leur canapé », certains s'étant contentés de relayer ou de « liker » quelques publications, peut-on lire dans la presse française.

Comme  relaté fin 2015 par le quotidien Le Monde, Emmanuel Macron est « tombé amoureux » de Brigitte Trogneux, de 24 ans son aînée et mère de trois enfants, à l'âge de 16 ans. Il fit la connaissance de cette professeure de français l'année précédente, dans le cadre de l'atelier théâtre de son lycée.

Comme l'avait  rapporté L'Express,citant le livre Les Macron (Éd. Fayard, 2017), deux jours après le 1er tour de l'élection présidentielle de 2017 qui lui permettra d'accéder au pouvoir, Emmanuel Macron était alors dans la même classe que Laurence Auzière, l'autre fille de Brigitte, qui aurait été la première à lui parler de cet élève.

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