11/01/2026 francais.rt.com  3min #301537

 L'Iran sur le pied de guerre : Trump menace d'intervenir pour «soutenir les émeutiers». Téhéran menace les intérêts américains et célèbre le «Conquérant de Khaybar»

Iran : «la France ne peut se réfugier dans les prudences diplomatiques», estime Retailleau

© Daniel Pier Source: Gettyimages.ru

Bruno Retailleau, ancien ministre français de l'Intérieur, au Sénat. [Photo d'illustration]

Alors que la République islamique est confrontée à une vague de violences depuis plusieurs jours, Bruno Retailleau, ancien ministre français de l'Intérieur, a appelé dans une tribune Paris à prendre faits et causes pour les manifestants et ainsi à précipiter un changement de gouvernement en Iran.

« Face à cette situation, la France ne peut se réfugier dans les prudences diplomatiques, les ambiguïtés sémantiques ou les silences gênés. » Dans  une tribune, publiée ce 11 janvier dans Le Point, hebdomadaire dans lequel écrit notamment Bernard-Henri Lévy, l'ancien ministre français de l'Intérieur (2024-2025) Bruno Retailleau a appelé son pays à soutenir ouvertement les manifestants qui depuis deux semaines défient le pouvoir iranien, avançant qu'il ne s'agirait pas d'« une ingérence » mais d' « un devoir moral ».

« Ce régime s'en est pris, directement ou indirectement, aux intérêts français », a justifié l'ex-ministre, avant de poursuivre : « Il a menacé nos ressortissants, harcelé notre diplomatie, instrumentalisé la violence comme un outil politique. Il a contribué à l'effondrement du Liban, à travers son bras armé, le Hezbollah. Il a fait de toute une région un champ de ruines et de haines. » L'actuel président des Républicains a également accusé Téhéran de nourrir une « obsession génocidaire » à l'encontre d'Israël.

La monnaie nationale en chute libre

Estimant que « le régime des mollahs doit tomber », Bruno Retailleau enjoint dans sa tribune la France à s'exprimer d'« une voix claire. Une voix ferme. Une voix fidèle à son histoire». « Elle doit soutenir clairement toute solution politique alternative crédible au régime des mollahs », peut-on encore lire. Le « soulèvement » en Iran ne doit pas, a encore estimé Bruno Retailleau, être réduit « à une crise sociale ».

Depuis fin décembre, l'Iran traverse une série de manifestations qui ont été déclenchées par la chute du rial, qui a perdu 80 % de sa valeur face au dollar américain au cours de l'année écoulée, s'échangeant dorénavant aux alentours de 1,4 million de rials pour un dollar, le tout sur fond d'inflation galopante (environ 42 % sur un an, en décembre). Des manifestations qui ont entraîné des morts, tant du côté des civils que des forces de l'ordre, et dans lesquelles Téhéran accuse Washington d'être «  directement impliqué ».

Fin septembre, les sanctions des Nations unies contre l'Iran, liées à son programme nucléaire, avaient été rétablies à la suite de l'activation du mécanisme du « snapback » par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

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