13/01/2026 reseauinternational.net  3min #301690

 Escalade au Yémen entre Riyad et les indépendantistes du sud soutenus par Abou Dhabi

Le port d'Eilat plongé dans sa pire crise historique suite aux attaques yéménites

par Al-Manar

Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth confirme que le port stratégique d'Eilat, situé au sud du pays, traverse la crise la plus grave de son histoire. «Depuis plus de deux ans, les dommages répétés aux voies de navigation vers la mer Rouge, les attaques contre des navires et l'instabilité géopolitique ont quasiment paralysé l'activité portuaire».

Yedioth Ahronoth a rapporté que «chaque matin, les ouvriers arrivent sur les quais déserts, prêts à travailler, mais les navires ne viennent pas».

Selon le journal, «les recettes du port israélien, qui s'élevaient auparavant à environ 240 millions de shekels par an, ont chuté à presque zéro, tandis que l'aide gouvernementale n'atteint que 15 millions de shekels».

Il a indiqué que «la Fédération générale du travail (Histadrout) avait promis 5 millions de shekels supplémentaires pour éviter les licenciements, mais que ces fonds n'ont jamais été versés en raison d'un scandale de corruption impliquant son président, Arnon Bar-David».

Par ailleurs, les ministères des Finances et des Transports ont récemment annoncé «le non-renouvellement de la concession d'exploitation du port, celui-ci n'ayant pas rempli les conditions requises». Le port entend contester cette décision et exige que le gouvernement revienne sur sa décision.

Le journal israélien a souligné que «depuis la saisie par Sanaa d'un navire à destination du port d'Eilat en novembre 2023, les activités portuaires sont totalement à l'arrêt».

Cette situation est survenue après que le port ait enregistré un nombre record d'arrivées de véhicules en octobre 2023, et que 15 000 autres étaient attendus.

La directrice financière adjointe du port, Batya Zafrani, a déclaré que, dès ce jour, les compagnies maritimes NYK et Zim ont cessé d'envoyer des navires pendant plusieurs mois. Elle a déclaré : «Nous pensions que le gouvernement interviendrait, mais au bout de trois mois, nous avons commencé à nous inquiéter pour le sort des travailleurs».

Elle a ajouté : «Nous avons essayé de les transférer temporairement vers d'autres ports pour soulager la pression, mais sans succès. Finalement, nous avons sollicité l'aide du gouvernement : 15 millions de shekels, soit seulement deux mois».

Le président de l'Autorité portuaire d'Eilat et PDG du groupe Naqsh, Avi Hormaro, a exprimé son mécontentement face à la gestion de la crise par le gouvernement : «Le gouvernement israélien a négligé le port d'Eilat. Le ministère des Transports fait des efforts, mais les autres ministères s'en désintéressent».

Il a souligné : «De même qu'ils ont oublié Kiryat Shmona, ils nous ont négligés», ajoutant que «le groupe yéménite décide au nom d'Israël s'il doit ou non disposer d'un port au sud».

Il a conclu : «Nous ne gérons pas la mer Rouge ; c'est au gouvernement qu'il incombe de maintenir la voie navigable».

source :  Al-Manar

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