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David Lisnard, maire de Cannes, lors de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes, le 24 avril 2025. [Photo d'illustration]
Le maire de Cannes et vice-président des Républicains a confirmé son intention de prendre part à la course à l'Élysée, prévue en 2027, avec ou sans primaires. Il rejoint ainsi plusieurs personnalités du paysage politique français qui ont déjà ouvertement fait part de leur volonté de briguer la fonction suprême.
Au micro de Thomas Sotto, sur RTL, le maire de Cannes David Lisnard a annoncé, ce 21 janvier, son intention d'être candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en France au printemps 2027.
« J'arrive à un certain âge de ma vie où je vois très bien [...] comment on peut redonner de l'espoir, notamment à ceux qui travaillent », a justifié ce vice-président des Républicains (LR), avec une ligne qui n'est pas sans rappeler celle adoptée par Sarah Knafo (Reconquête !), qui entend à Paris « redonner de l'espoir par du concret ». Deux personnalités libérales, ancrées à droite, qui aiment par ailleurs faire référence au président argentin Javier Milei et à ses résultats dans le redressement économique de son pays.
« Je sais très bien que le problème du pays, c'est la différence entre l'extrabrut et le net, je vois très bien comment on est en train de planter les jeunes », a poursuivi celui qui est également président de l'Association des maires de France (AMF), ciblant notamment l'accord de non-censure entre le gouvernement Lecornu et le Parti socialiste, qui a suspendu la réforme des retraites. David Lisnard a assuré vouloir « d'une façon ou d'une autre » porter un « projet de libération de l'économie, de libération des énergies locales [...] sécuritaire [...] d'unité de la nation, de redressement de l'école - qui devrait nous obséder - de relance démographique ».
#Presidentielle2027 : "Je serai candidat" @davidlisnard dans #RTLMatin avec @ThomasSotto pic.twitter.com/jV71UHslTI- RTL France (@RTLFrance) January 21, 2026
« On est dans un déni de démocratie ! », a-t-il par ailleurs dénoncé à propos de la situation politique actuelle, issue de la dissolution décidée par Emmanuel Macron au soir des élections européennes perdues par son parti. « Il aurait dû dire "dans un an je démissionnerai" : pendant un an, on aurait eu une confrontation démocratique », a estimé David Lisnard, en référence au délai d'un an imposé par la Constitution entre des élections législatives et une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, « ce qui permettait à la France de retrouver un souffle démocratique ».
La veille au soir, devant près de 1 500 partisans réunis à la Maison de la Mutualité, David Lisnard avait déjà annoncé la couleur. « Bruno aurait dû démissionner du gouvernement et prendre le lead. Maintenant, je vois bien que ça patauge, alors j'y vais », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par L'Opinion.
« Derrière chaque dette, chaque impôt, il y a un être humain qui en a marre », a-t-il encore affirmé, proposant notamment une « réduction massive de la dépense publique » de 200 milliards d'euros afin de relancer l'économie française. « Si personne ne veut de la primaire, on s'affrontera au premier tour de la présidentielle », a-t-il assuré, cité par Nice-Matin.
David Lisnard rejoint ainsi Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Marine Tondelier (Les Écologistes) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), qui ont déjà annoncé leur candidature à l'élection présidentielle. Une course dans laquelle pourraient également s'engager Gérald Darmanin, qui « travaille » son projet, Dominique de Villepin, qui a créé son parti à l'été 2025, et peut-être Laurent Wauquiez, qui qualifiait encore récemment les primaires de « machine à perdre ».