23/01/2026 francais.rt.com  4min #302647

Exercices militaires en Norvège : les Finlandais auraient dû «jouer doux» face aux soldats américains

Source: Gettyimages.ru

[Photo d'illustration]

Selon le Times, les forces américaines manquent de ressources et d'expérience pour opérer en Arctique et se sont montrées en difficulté lors d'exercices en Norvège. Dans les cercles militaires, le constat s'impose : certaines armées européennes disposeraient aujourd'hui d'un net avantage opérationnel dans le Grand Nord.

Alors que les divergences entre les États-Unis et l'Europe s'accentuent, plusieurs médias occidentaux publient des analyses critiques sur les capacités militaires américaines. Ainsi,  selon les sources citées par le Times, les États-Unis ne disposent ni des ressources matérielles ni de l'expérience opérationnelle nécessaires pour conduire efficacement des opérations militaires en Arctique, soulignant le retard de Washington par rapport à plusieurs de ses alliés européens au sein de l'OTAN.

D'après le quotidien britannique, les forces les mieux préparées à ce type de missions seraient aujourd'hui celles des pays scandinaves et du Royaume-Uni. Cet écart de niveau serait apparu de façon particulièrement nette lors des manœuvres conjointes Joint Viking, organisées l'an dernier dans le nord de la Norvège.

Des responsables militaires expliquent que les troupes américaines y ont rencontré de sérieuses difficultés, au point que les officiers chargés de diriger les exercices ont demandé aux réservistes finlandais, qui jouaient le rôle de l'ennemi fictif, de réduire l'intensité de leurs actions. Le déséquilibre était tel qu'il « plaçait les soldats américains dans une situation profondément dévalorisante et portait atteinte à leur moral ».

Les exercices Joint Viking se tiennent chaque année dans le nord de la Norvège. Leur objectif est de « préparer » les forces alliées à un éventuel conflit avec la Russie. Dans des conditions de froid extrême, avec des températures avoisinant les -20 °C, les marines dorment sur la neige, s'immergent dans des trous creusés dans la glace et reproduisent les missions qu'ils auraient à accomplir en cas d'activation de l'article 5 de l'OTAN sur la défense collective.

Toujours selon le Times, au‑delà de la préparation opérationnelle, les États-Unis dépendent également du savoir-faire européen pour certains aspects technologiques clés, Washington s'appuyant notamment sur l'expertise finlandaise pour la construction de brise-glaces, indispensables à toute présence durable et crédible en Arctique.

Dans les cercles militaires, il est largement admis que les Européens disposent aujourd'hui d'un avantage décisif en matière d'expérience et d'adaptation aux conditions extrêmes du Grand Nord. Plusieurs responsables estiment que si Donald Trump souhaite réellement renforcer la protection de la région, il affaiblit sa propre position en « irritant ses alliés arctiques ».

D'autres manœuvres de grande ampleur sont prévues dans la région, notamment l'exercice Cold Response, dont le lancement est programmé pour la mi-mars. Parallèlement, au sein de l'OTAN, la création d'une mission baptisée « Arctic Sentry » est à l'étude. Celle-ci viserait à répondre aux « menaces russes » et s'inscrit dans le sillage des déclarations de Donald Trump sur la nécessité de prendre le contrôle du Groenland.

Washington et ses alliés négocient actuellement un accord portant à la fois sur l'île et, plus largement, sur l'ensemble de la région arctique. Le président américain a toutefois assuré que les États-Unis n'emploieraient pas la force militaire pour obtenir le contrôle du Groenland.

Donald Trump affirme que le Danemark, qui administre ce territoire autonome, n'est pas en mesure d'en garantir la sécurité. Selon lui, aucune autre nation de l'OTAN, en dehors des États-Unis, ne serait capable d'assumer cette responsabilité. Il soutient que l'île est entourée par des flottes russes et chinoises et qu'elle est absolument essentielle à la défense des États-Unis.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a rejeté toute hypothèse d'une attaque contre l'OTAN. Il a qualifié ces craintes occidentales de mensongères et dénuées de sens, accusant certains dirigeants européens d'alimenter une hystérie collective et d'installer dans l'opinion publique la peur d'un affrontement inévitable avec la Russie.

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newsnet 2026-01-23 #15343
Des responsables militaires expliquent que les troupes américaines y ont rencontré de sérieuses difficultés, au point que les officiers chargés de diriger les exercices ont demandé aux réservistes finlandais, qui jouaient le rôle de l'ennemi fictif, de réduire l'intensité de leurs actions. Le déséquilibre était tel qu'il « plaçait les soldats américains dans une situation profondément dévalorisante et portait atteinte à leur moral ».

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