
© Emma Da Silva Source: AP
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. [Photo d'archives]
Les deux motions de censure déposées contre le gouvernement Lecornu, après le recours au 49.3 sur la partie recettes du budget 2026, ont été rejetées le 23 janvier. Si le Premier ministre français échappe pour l'instant à une destitution, la bataille législative n'est pas terminée.
L'Assemblée nationale française n'a pas adopté, le 23 janvier, les motions de censure présentées par La France insoumise et le Rassemblement national, après le déclenchement par Sébastien Lecornu du 49.3 sur la partie recettes du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. La majorité des députés socialistes et Les Républicains, soutenus par les parlementaires gouvernementaux, n'a pas souhaité faire échouer ce premier volet du budget. Avec 269 votes pour la motion de LFI, contre 288 nécessaires, le texte peut poursuivre son parcours législatif.
Mais le Premier ministre n'est pas tiré d'affaire. Un second 49.3, cette fois sur la partie dépenses et l'ensemble du texte, a été engagé, laissant la porte ouverte à de nouvelles motions de censure en début de semaine prochaine. La survie politique de Sébastien Lecornu dépend notamment de l'attitude des députés socialistes et de certains élus LR, comme Michel Barnier, encore indécis.
Si les parlementaires maintiennent leurs positions, Lecornu échappera de justesse à une nouvelle censure, permettant l'adoption du PLF en deuxième lecture. Mais le texte devra ensuite passer par le Sénat avant de revenir à l'Assemblée pour une lecture définitive début février. Un ultime recours au 49.3 reste probable, avec de nouvelles motions de censure possibles.