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Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor.
Après le Groenland, la Maison Blanche s'intéresse à l'Alberta, une province canadienne. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a jeté un pavé dans la mare en qualifiant la province de «partenaire naturel». Évoquant des rumeurs de référendum d'autodétermination, il a souligné les ambitions de souveraineté de cette région riche en ressources.
Alors que la Maison Blanche se montre optimiste quant à un éventuel accord sur le Groenland qui, selon le président américain Donald Trump, donnerait aux États-Unis un accès illimité et gratuit à l'île, Washington semble avoir tourné son regard vers le territoire de son voisin. Dans une interview accordée au militant politique d'extrême droite et correspondant américain Jack Posobiec, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a notamment évoqué la province canadienne de l'Alberta, la qualifiant de « partenaire naturel pour les États-Unis ».
« Je pense que nous devrions lui permettre d'accéder au marché américain [...] Elle dispose d'importantes ressources. Ses habitants sont des gens très indépendants. Selon certaines rumeurs, ils pourraient organiser un référendum pour décider s'ils veulent continuer à faire partie du Canada ou non », a-t-il déclaré, ajoutant que, bien que l'Alberta soit riche en ressources naturelles, « on ne la laisse pas construire un pipeline à destination de l'océan Pacifique », tandis que les habitants de la région, selon lui, veulent la « souveraineté ».
Les déclarations du secrétaire américain au Trésor font référence à une pétition approuvée en décembre 2025 par la commission électorale de la province canadienne, demandant la tenue d'un référendum parmi les habitants locaux sur la possibilité de se séparer du Canada. La question posée sera la suivante : « Êtes-vous d'accord pour que la province de l'Alberta cesse de faire partie du Canada et devienne un État indépendant ? »
La question du référendum a été formulée par le groupe d'initiative « Alberta Prosperity Project », composé de 2 000 personnes. Après l'approbation de la commission électorale, ils ont commencé à recueillir des signatures pour soumettre la question au vote général. Ils ont quatre mois pour obtenir le soutien de la population. Les militants doivent recueillir un peu moins de 178 000 signatures, mais pas moins de 240 000 habitants de la province se sont déclarés prêts à signer la pétition. L'Alberta, qui compte quatre millions d'habitants, est une région située dans l'ouest du Canada. Elle borde au sud l'État américain du Montana.