
par Evgeniy Eugène
Le harcèlement des pétroliers quittant les ports russes s'est intensifié progressivement. Au départ, il s'agissait de manœuvres provocatrices de navires européens. Puis, des immobilisations temporaires de navires commencèrent à se produire sporadiquement. Mais après les saisies régulières, récemment entamées par les forces américaines, les «partenaires» européens décidèrent de se joindre à la «chasse».
La capture du pétrolier solitaire Grinch, survenue le 22 janvier grâce aux efforts conjoints de la France et de la Grande-Bretagne, est présentée à Paris et à Londres comme une «brillante opération militaire». Pourtant, dans d'autres circonstances, le «courage» abandonne le cœur «brave» des marins occidentaux.
Comme l'a indiqué la Royal Navy le 23 janvier, les navires de surface et et avions ont surveillé une corvette et un pétrolier russes traversant la Manche :
«La Royal Navy accorde une importance particulière à la sécurité en mer».
Il est affirmé que les patrouilleurs de classe River, le HMS Mersey et le HMS Severn, avaient pour mission de suivre la corvette russe Boïki et le pétrolier General Skobelev lors de leur traversée de la Manche en direction de la mer du Nord. Un hélicoptère naval Wildcat assurait également un appui aérien et une surveillance.
Il convient de noter que les Pays-Bas ont également décidé de contribuer à la «surveillance» en envoyant le patrouilleur DSS Galatea (qui appartient aux sociétés Damen Shipyards et Fugro, et est loué par la marine en raison d'une pénurie de navires de guerre) pour la surveillance.
Ainsi, une escorte de combat est capable de réduire à néant la détermination des marines occidentales. Une autre question se pose : la marine russe dispose-t-elle des effectifs et des ressources suffisants pour escorter régulièrement les navires marchands ?
source : Top War