30/01/2026 reseauinternational.net  4min #303345

 Une nouvelle guerre américano-israélienne contre l'Iran embrasera toute la région (secrétaire général du Hezbollah)

Plainte de l'Iran contre les opérations financières secrètes des États-Unis

par Amir Saeid Iravani

D'ordre de mon Gouvernement et comme suite à nos lettres précédentes datées du 30 décembre 2025 et des 2, 9 et 13 janvier 2026 concernant l'ingérence délibérée des États-Unis d'Amérique dans les affaires intérieures de la République islamique d'Iran et leur campagne soutenue de coercition, de déstabilisation et d'incitation, je me vois une nouvelle fois dans l'obligation d'appeler votre attention de toute urgence sur un nouvel aveu explicite et public d'un haut responsable américain, qui reconnaît ouvertement que les mesures économiques prises par les États-Unis à l'encontre de l'Iran ont été délibérément conçues pour paralyser l'économie iranienne afin de provoquer des troubles dans le pays. Le 21 janvier 2026, au Forum économique mondial qui s'est tenu à Davos, en Suisse, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré ce qui suit dans une interview : «Ça a marché parce qu'en décembre, leur économie s'est effondrée. Nous avons vu une grande banque faire faillite. La Banque centrale a commencé à imprimer de l'argent. Il y a une pénurie de dollars. Ils ne peuvent pas importer et c'est pourquoi les gens sont descendus dans la rue».

Cet aveu constitue une preuve incontestable et irréfutable du rôle direct et délibéré joué par les États-Unis dans la déstabilisation de la République islamique d'Iran, notamment en transformant des manifestations pacifiques en troubles violents par le biais d'une guerre économique calculée visant des civils ordinaires et innocents, une politique et une ligne de conduite qui constituent un crime contre l'humanité. Par ailleurs, une déclaration aussi incendiaire et irresponsable viole de manière flagrante les principes de souveraineté, de non-ingérence et d'indépendance politique consacrés dans la Charte des Nations unies, ainsi que les normes fondamentales du droit international qui interdisent les mesures coercitives visant à déstabiliser les États. Le recours délibéré à des pressions économiques pour inciter à des troubles et à des violences contre des civils est à la fois illégal et criminel, engageant ainsi la responsabilité internationale des États-Unis.

Nous soulignons en outre que cette déclaration interventionniste du Secrétaire américain au Trésor s'inscrit dans le cadre plus large d'une politique de déstabilisation et d'un programme dit de «changement de régime» mené par les États-Unis. Ces dernières semaines, le président des États-Unis a menacé à plusieurs reprises de recourir à la force militaire contre la République islamique d'Iran, a explicitement appelé à un changement de régime et à des actes de violence, et a incité les manifestants à prendre le contrôle des institutions.

Les coûts humains directs et les conséquences des politiques illégales et interventionnistes des États-Unis sont particulièrement graves. Entre le 8 et le 12 janvier, des citoyens iraniens innocents ont perdu la vie à la suite de violences qui n'étaient ni spontanées ni internes, mais plutôt alimentées et exacerbées par des groupes armés et terroristes soutenus par les États-Unis et le régime israélien, dans le cadre d'une stratégie de déstabilisation politique. Les États-Unis portent l'entière responsabilité juridique et morale des conséquences prévisibles de leurs actes déstabilisateurs, notamment les pertes en vies humaines et les atteintes à l'intégrité physique parmi la population civile, l'atteinte à la stabilité et à la sécurité de l'Iran et la destruction de biens publics et privés.

Compte tenu des violations graves, systématiques et continues par les États-Unis de la Charte des Nations unies et du droit international, la République islamique d'Iran réitère son appel au Secrétaire général, agissant dans le cadre de son mandat en vertu de la Charte, pour qu'il prenne dûment note de cet aveu explicite et rappelle aux États-Unis leurs obligations statutaires de mettre fin aux menaces, aux mesures coercitives et à l'ingérence illégale dans les affaires intérieures d'autres États, qui constituent des violations flagrantes et continues des buts et principes consacrés dans la Charte.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.

source :  Réseau Voltaire

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