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Des chercheurs chinois ont dévoilé le TPG1000Cs, présenté comme la première arme à micro-ondes terrestre de 20 GW, capable d'émettre des impulsions de micro-ondes de très haute énergie durant une minute. Une performance inédite qui ferait peser une menace directe sur les satellites en orbite basse, notamment ceux de la constellation Starlink.
Des scientifiques de l'Institut chinois des technologies nucléaires du Nord-Ouest à Xi'an ont présenté une arme à micro-ondes unique au monde, rapporte le South China Morning Post (SCMP). Baptisé TPG1000Cs, ce système terrestre développe une puissance de 20 GW, un niveau supérieur à celui des dispositifs similaires connus jusqu'à présent.
Selon le quotidien hongkongais, l'installation est capable de générer des impulsions de haute énergie pendant une minute entière, ce qui pourrait suffire à perturber ou mettre hors service des satellites en orbite basse. L'appareil, long de quatre mètres et pesant cinq tonnes, affiche un rapport taille/puissance qui autoriserait son transport par camions, navires militaires ou avions.
Cette compacité constitue une rupture par rapport aux systèmes antérieurs, limités à des impulsions de quelques secondes et nécessitant des infrastructures bien plus imposantes.
Les avancées chinoises pourraient représenter une menace sérieuse pour certains systèmes spatiaux occidentaux. D'après des experts chinois cités par le journal, une arme terrestre dépassant 1 GW serait déjà en mesure de gravement perturber Starlink. Avec ses 20 GW, le TPG1000Cs pourrait ainsi devenir, selon l'expression du SCMP, « le pire cauchemar de Starlink ».
À la fin de l'année dernière, la Chine avait déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU considérer Starlink comme un risque pour sa sécurité nationale, évoquant notamment des incidents de rapprochement entre satellites et sa station orbitale en 2021 ainsi que la désintégration d'un appareil en décembre 2025. Pékin affirme également que la constellation pourrait être exploitée à des fins de renseignement militaire et, dans certains cas, par des « groupes terroristes et séparatistes ».