
par Franck Pengam
Jeudi, les forces iraniennes ont mis la main sur deux navires chargés à ras bord de diesel de contrebande, juste au large de l'île de Farsi, ce bastion stratégique dans le golfe Persique.
Plus d'un million de litres de carburant illicite ont été saisis, et quinze membres d'équipage étrangers ont été arrêtés et livrés à la justice. L'agence ISNA et le bureau de presse de la marine du CGRI ont confirmé l'opération, fruit d'une surveillance de plusieurs mois ayant permis de démanteler un réseau bien rodé.
Dans ce passage vital pour l'énergie mondiale, Téhéran veille au grain. Même si ce type d'interception de petits navires de contrebande reste relativement courant, et moins explosif qu'une saisie de gros pétrolier en plein détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution affichent une préparation irréprochable face aux provocations répétées de Washington et de Tel-Aviv.
#Irancontrebande 🇮🇷|L'Iran saisit deux navires transportant du carburant en contrebande dans le golfe Persique #GolfePersique
La marine des Gardiens de la révolution a arraisonné deux navires transportant du carburant en contrebande près de l'île de Farsi.Plus d'un million de... pic.twitter.com/cuSrKrfaSa
- Observateur Dissident (@Observteurdi) February 5, 2026
Téhéran met en garde : Ormuz deviendra l'enfer des Américains
L'île de Farsi n'est pas seulement un point d'observation clé pour les interceptions de contrebande. C'est une minuscule île stratégique dotée d'une base navale des Gardiens de la révolution, d'où partent parfois des vedettes rapides pour arraisonner des navires étrangers.
Les Gardiens veillent, jour et nuit, sur ces eaux contestées. L'opération de jeudi contre les deux navires illustre la détermination de Téhéran à répondre fermement à toute ingérence dans ses eaux territoriales.
Ezzatollah Zarghami, ministre des Affaires culturelles et figure influente, a haussé le ton.
«Il est certain que le détroit d'Ormuz sera un lieu de massacre et un véritable enfer pour les États-Unis», a-t-il lancé.
Il a ajouté :
«L'Iran démontrera que le détroit d'Ormuz lui appartient historiquement. Les Américains ne pensent qu'à jouer avec leurs navires et à les déplacer d'un endroit à un autre».
Ces paroles claquent comme un avertissement face aux provocations navales de Washington.
Les saisies en mer s'accompagnent désormais de menaces explicites. Les tensions autour de ce point de passage énergétique critique, régulièrement menacé d'un blocage total par les Gardiens, ne cessent de s'aggraver.

Le détroit d'Ormuz au bord du chaos : l'Iran met ses missiles en batterie
Au cœur de ce bras de mer vital pour le pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution multiplient les avertissements. Un blocage du détroit d'Ormuz reste une option sur la table face aux navires américains qui patrouillent sans relâche. En cas d'attaque américaine, la réponse serait totale. Les forces armées iraniennes ont placé leurs missiles balistiques en alerte maximale, prêts à frapper, Tel-Aviv figurant en tête de liste.
Du côté de Jérusalem, des responsables poussent Washington à franchir le pas pour un changement de régime à Téhéran. Mais le Pentagone traîne les pieds, sans moyens déployés immédiatement et nécessitant encore du temps pour se préparer sérieusement. Ces provocations navales américaines et israéliennes ne font qu'attiser les flammes, avec des répercussions directes sur les prix du brut.
Donald Trump ne mâche pas ses mots. Dans une interview accordée mercredi à Tom Llamas sur NBC, le président américain a directement visé le guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei. Trump prévient que la présence américaine renforcée dans la région devrait faire trembler Téhéran.
«Je dirais qu'il devrait être très inquiet, oui. Il devrait l'être», lâche-t-il sans détour.
source : Géopolitique Profonde