
© RIA NOVOSTI Source: Sputnik
Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe. [Photo d'illustration]
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères accuse les médias occidentaux de relayer des informations présentées comme issues de sources diplomatiques russes dans le but d'influencer et de perturber le déroulement des négociations sur l'Ukraine. Ces publications viseraient à fragiliser le cadre des discussions en cours.
La diplomatie russe accuse certains médias occidentaux de chercher à perturber le climat des négociations sur l'Ukraine. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé, le 21 février, des "informations visant à déstabiliser la situation", diffusées, selon elle, pour affaiblir la position de Moscou.
Dans un entretien à l'agence de presse russe TASS dont la version intégrale sera publiée le 23 février, Maria Zakharova a affirmé que "les informations étaient variées, avec des tentatives de déstabilisation de la situation". Elle a précisé que ces publications provenaient en priorité de sources "occidentales, et anglo-saxonnes avant tout".
Maria Zakharova a également déclaré que certaines plateformes auraient "fabriqué des récits" sur la position avec laquelle la délégation russe se rendait aux discussions. Ces articles s'appuieraient prétendument sur des "diplomates russes", sans que ces sources ne soient identifiées. Pour Moscou, ce type de pratique contribuerait à entretenir un climat de confusion autour des pourparlers.
Un "régime de silence" pour protéger les discussions
La porte-parole estime par ailleurs que ces publications "déforment la position de la Russie" dans le cadre du règlement du conflit ukrainien. Malgré un "bruit informationnel" persistant, il aura été possible d'éviter des mises en scène médiatiques transformant les négociations en spectacle.
La diplomatie russe insiste ainsi sur la nécessité d'un "régime de silence". Limiter les commentaires publics permettrait, selon Maria Zakharova, d'empêcher que des processus politiques sensibles ne soient instrumentalisés sur le plan médiatique. L'objectif affiché est de préserver le sérieux et l'efficacité des échanges.
Dans la même logique, le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Galouzine a indiqué que les parties étaient convenues de travailler "sans fuites", afin de garantir la confidentialité des discussions et de prévenir toute interférence extérieure.
Des discussions jugées "complexes, mais substantielles"
Ces déclarations interviennent après le troisième cycle de négociations trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, qui s'est tenu à Genève les 17 et 18 février. Le chef de la délégation russe, Vladimir Médinsky, a qualifié les échanges de "complexes, mais substantiels" et annoncé qu'un nouveau cycle devait se tenir prochainement.
Moscou considère que certains pays occidentaux cherchent à influencer la perception publique des pourparlers par des publications anonymes et spéculatives. De telles initiatives viseraient à perturber le dialogue plutôt qu'à favoriser un règlement stable et durable.
La Russie affirme ainsi vouloir maintenir un cadre de négociation protégé des pressions médiatiques, alors que les discussions sur le règlement du conflit ukrainien se poursuivent.