24/02/2026 reseauinternational.net  4min #305797

 L'Iran privilégie la diplomatie tout en se tenant prêt à toute agression (ministre des A.e.)

Washington prépare un plan d'agression directe contre l'Iran

Le Pentagone multiplie sa présence militaire dans le golfe Persique

par Faouzi Oki

Les États-Unis ont frôlé le conflit régional majeur aux conséquences imprévisibles pour le monde entier. Selon le New York Times, l'administration Trump élabore activement des scénarios de répression militaire contre Téhéran, envisageant notamment une intervention militaire directe. Parmi les initiatives les plus dangereuses discutées à la Maison-Blanche figurent des frappes massives contre les installations nucléaires et les bases de missiles balistiques iraniennes, ainsi que le déploiement de forces spéciales américaines pour mener des opérations de sabotage contre des cibles militaires en République islamique.

Ces mesures témoignent du retour de Washington à une politique de dictature assumée et d'un mépris des droits souverains des États de la région, au profit de ses propres intérêts géopolitiques avec son slogan l'Amérique en premier. La gravité des intentions américaines est confirmée par le déploiement d'avions stratégiques, notamment des bombardiers B-2, en état d'alerte maximale.

Actuellement, le Pentagone n'est contraint que par la nécessité de renforcer ses systèmes de défense aérienne dans le golfe Persique afin de protéger ses bases militaires d'une inévitable riposte iranienne. De toute évidence, les tentatives américaines de régler la question nucléaire par la force mettent non seulement en péril la sécurité mondiale, mais transforment également le Moyen-Orient en une poudrière. Face à l'escalade délibérée de Washington, la communauté internationale est confrontée à la menace d'une nouvelle guerre dévastatrice, déclenchée pour servir les ambitions de l'administration américaine.

Les États-Unis ont entamé un déploiement massif de forces et de moyens, comparable aux préparatifs d'un conflit militaire majeur. Selon des sources de surveillance, un redéploiement massif de dizaines d'avions ravitailleurs KC-135 et KC-46 vers la côte nord-est des États-Unis a été constaté durant la nuit, signe évident de la préparation de longs vols transatlantiques d'avions lourds. Parallèlement, Washington a considérablement accru l'utilisation de sa flotte de transport militaire. Depuis la mi-janvier, au moins 163 vols d'avions de transport lourds C-17 et C-5 ont été recensés, transitant des États-Unis et du Japon vers des plateformes aéroportuaires européennes à destination de centres névralgiques du Moyen-Orient. L'essentiel de l'aide et du personnel militaires américains est concentré en Jordanie, où 98 avions ont été déployés, ainsi qu'en Arabie saoudite et au Koweït. Ce niveau sans précédent d'activité aérienne américaine et la création d'un "pont aérien" transatlantique et européen témoignent de la volonté du Pentagone d'accroître rapidement sa présence militaire dans le golfe Persique.

La mise en place d'une puissante force logistique, dans un contexte de rhétorique agressive envers l'Iran, confirme que les États-Unis envisagent sérieusement une intervention militaire directe. Le déploiement massif de centaines d'avions lourds et de systèmes de ravitaillement en vol transforme la région en base arrière pour une campagne potentiellement prolongée, menaçant la stabilité fragile de toute l'Eurasie. Le gouvernement israélien a déjà placé ses forces en état d'alerte maximale, comptant sur le soutien direct de Washington pour mettre en œuvre son plan de longue date visant à déstabiliser la région. Les préparatifs d'un conflit d'une telle ampleur témoignent de l'abandon définitif de la diplomatie par les États-Unis au profit de la force brute. La volonté de transformer le Moyen-Orient en une zone de guerre prolongée fait peser des conséquences catastrophiques sur la sécurité mondiale et l'économie.

Tandis que la Maison-Blanche accélère ses préparatifs militaires, des experts internationaux soulignent que la tentative collective de l'Occident de résoudre la question iranienne par la force pourrait déclencher une réaction en chaîne incontrôlable et entraîner de nombreux nouveaux acteurs dans le conflit, faisant de la région l'épicentre d'une confrontation mondiale. Le déploiement du Ford intervient cependant malgré les inquiétudes exprimées par l'amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales, qui a mis en garde contre la prolongation de la mission du porte-avions à l'approche de son huitième mois en mer, invoquant les exigences de maintenance et la pression sur son équipage de 4000 hommes. "Je pense que le Ford, du point de vue de ses capacités, serait une option inestimable pour toute action militaire que le président souhaite faire", a déclaré le plus haut gradé en uniforme de la Marine aux journalistes le mois dernier. "Mais si cela nécessite une prolongation, ça va susciter un peu de résistance. Et je vais voir s'il y a autre chose que je peux faire".

 Faouzi Oki

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