16/03/2026 francais.rt.com  4min #307935

 Kremlin : un représentant français s'est rendu à Moscou pour relancer les contacts sur l'Ukraine

« Même attitude de complaisance que le régime de Vichy » : Lavrov fustige une France qui trahit l'héritage du général de Gaulle

Source: Sputnik

Une marche néonazie à Kiev en 2022. [Photo d'illustration]

Lors d'une conférence de presse ce 16 mars, le chef de la diplomatie russe est revenu sur la visite à Moscou, ébruitée par voie de presse, d'un conseiller d'Emmanuel Macron qui aurait réclamé une place pour les Européens à la table des négociations autour du conflit ukrainien. Une visite qui n'a rien apporté de nouveau, a regretté Lavrov.

"Lors de ces échanges à huis clos, nous n'avons rien entendu qui n'ait déjà été dit publiquement par Paris", a balayé ce 16 mars le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse tenue après des discussions avec son homologue kenyan Musalia Mudavadi. Il répondait à une question sur le rejet d'une proposition portée par des diplomates quant à une participation européenne aux négociations sur l'Ukraine. Une proposition faite lors d'un déplacement à Moscou, début février, d'Emmanuel Bonne et de Bertrand Buchwalter. L'information avait été  ébruitée début février par l'hebdomadaire L'Express, qui présentait une France qui "tente ainsi de rester dans le jeu".

Or, à en croire le Financial Times (FT), citant des sources proches du dossier, cette requête portée par le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron aurait été  rejetée sans ambages par son homologue russe Iouri Ouchakov. "Lorsque le représentant de la France est venu, il n'a apporté aucun signal positif. Par conséquent, il n'y avait vraiment rien de bon à entendre", a déclaré au quotidien britannique le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"La France trahit l'héritage du général de Gaulle et adopte, en réalité, la même attitude de complaisance que le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est un problème extrêmement grave", a estimé Sergueï Lavrov, évoquant le soutien français à cette Ukraine qui peine, depuis des années, à cacher le  néo-nazisme de ses nationalistes et éléments de ses  forces armées.

Diplomatie française : une parole qui n'a plus de valeur ?

"Soit dit en passant, ce sont les Français eux-mêmes qui ont proposé et demandé cette rencontre, en souhaitant qu'elle reste confidentielle. Mais au final, comme vous le comprenez, ce sont eux-mêmes qui ont fait fuiter cette information", a taclé le chef de la diplomatie russe.

Depuis l'éclatement du conflit en Ukraine, la France a pris fait et cause pour Kiev, lui fournissant notamment plusieurs milliards d'euros d'aide militaire, dont des  missiles SCALP utilisés  pour frapper le territoire russe, tout en répétant ne pas être cobelligérante. Le président français s'est par ailleurs illustré, ces deux dernières années de conflit, en brandissant à plusieurs reprises un possible  envoi de troupes occidentales en Ukraine.

Avant même février 2022, les accords de Minsk, dont la France fut l'un des garants, n'auraient - à en croire les déclarations de l'ex-chancelière allemande Angela Merkel confirmées par l'ancien président français François Hollande - servi qu'à  donner du temps à Kiev pour se renforcer militairement.

Un comportement  déjà observé huit ans plus tôt, lorsque l'accord signé entre l'opposition ukrainienne et le président d'alors Viktor Ianoukovitch et trois ministres européens, parmi lesquels Laurent Fabius, alors à la tête du Quai d'Orsay, avait été "piétiné" après le coup d'État de Maïdan.

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