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Un char israélien en territoire libanais.
Les combats entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés au Liban-Sud, avec des affrontements violents sur plusieurs fronts. Le Hezbollah multiplie les attaques, tandis qu'Israël renforce sa stratégie offensive et ses frappes. Le bilan humain et humanitaire s'aggrave, avec plus d'un million de déplacés et 1 000 morts.
Alors que la banlieue sud de Beyrouth a été épargnée durant la nuit, le Liban-Sud a connu une nouvelle journée de combats d'une rare intensité. Les affrontements les plus violents ont opposé l'armée israélienne au Hezbollah dans plusieurs zones stratégiques, notamment à Khiam, Taybé et Naqoura. Sur ces différents fronts, les échanges de tirs, les bombardements aériens et les combats au sol se sont succédé, illustrant une guerre désormais enracinée dans la durée.
Le Hezbollah a revendiqué une trentaine d'opérations en une seule journée, visant aussi bien les forces israéliennes déployées au Liban que des positions en territoire israélien. Des tirs de roquettes et de drones ont notamment atteint des localités au nord d'Israël, faisant plusieurs blessés. De son côté, l'armée israélienne a poursuivi ses frappes intensives sur de nombreuses localités du Sud, élargissant encore le champ des destructions.
D'intenses combats directs dans le sud
Sur le terrain, la situation reste particulièrement violente. À Khiam, après des combats acharnés, l'intensité a légèrement baissé sans que les bombardements ne cessent. À Taybé, les forces israéliennes tentent toujours de progresser malgré la résistance du Hezbollah. À Naqoura, un char israélien a été détruit, symbole de la capacité du mouvement à infliger des pertes directes. D'autres villages ont été visés par des frappes répétées, tandis que le Hezbollah multipliait les attaques contre des bases et positions israéliennes.
Dans ce contexte, l'état-major israélien affiche une détermination accrue. Le chef d'état-major a annoncé une stratégie offensive assumée, affirmant que les opérations se poursuivraient jusqu'à l'établissement d'une "sécurité durable" au nord. De nouveaux plans militaires ont été validés, et des renforts pourraient être déployés, notamment depuis le front de Gaza.
Le bilan humain continue de s'alourdir, avec plus de 1 000 morts depuis le début des hostilités début mars. La crise humanitaire s'aggrave également : plus d'un million de Libanais ont été déplacés, soit près d'un cinquième de la population. Les centres d'accueil sont saturés, notamment autour de Saïda, tandis que les infrastructures civiles subissent des dégâts répétés.
Cette intensification des combats confirme l'enlisement du conflit, où aucune désescalade ne semble à l'horizon, et où chaque journée rapproche davantage le pays d'une catastrophe durable.