27/03/2026 essentiel.news  5min #309128

Comment rester maître de sa santé face à un État autoritaire et une médecine de plus en plus déshumanisée?

Le 27 février dernier, l'Association de Patients Autonomes Romands (APaR) a organisé une conférence à Montreux, en Suisse, sur le thème: "Comment maintenir son autonomie en santé?". Suzette Sandoz, ancienne députée du Conseil national et professeure honoraire de droit, et Diego Bischof, avocat conseil de l'APaR, ont accepté de venir débattre de cette question, en compagnie de plusieurs autres invités. Essentiel News vous propose la diffusion de la captation de cette conférence.

L'Association de Patients Autonomes Romands (APaR) a pour but de défendre les intérêts des patients, notamment face aux assureurs-maladie, et d'influer sur la politique de santé en Suisse. Six ans après la crise du Covid et son lot de mesures arbitraires entraînant de nombreuses restrictions des libertés, où en est-on de la relation patient-médecin et comment maintenir son autonomie en santé?

Lors d'une conférence organisée le 27 février dernier à Montreux, l'APaR a réuni plusieurs intervenants de qualité pour répondre à ces questions:

La conférence était animée par Michel Pétermann-Pellaz, président de l'APaR.

Diego Bischof a ouvert la discussion en revenant sur les mesures sanitaires mises en place par la Suisse lors du Covid. Des mesures ni efficaces, ni proportionnées, compte tenu qu'elles ont restreint les libertés de tout le monde, alors que seules les personnes âgées ou vulnérables étaient susceptibles de mourir de la maladie. Aucun bilan, aucune remise en question de ces mesures n'ont été effectués, ce qui signifie que cet arbitraire a de fortes chances de se reproduire à la prochaine "pandémie". Être autonome, c'est ne jamais renoncer à son propre jugement et à son esprit critique. "Clarté d'esprit et sérénité du coeur" sont les meilleures armes pour rester libre.

Suzette Sandoz a, pour sa part, listé tous les indices montrant que l'on va vers une déshumanisation croissante de la médecine: transformation de l'art médical en science dure, basée sur les statistiques; utilisation de la science par les décideurs politiques pour leur éviter la responsabilité de leurs choix (c'est la science qui le dit); numérisation de la société et télé-médecine; influence renforcée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la politique sanitaire des États membres, avec des règles générales ne tenant pas compte des particularités de chaque pays ou des spécificités de chaque population; importance accrue des industries pharmaceutiques dans la façon d'exercer la médecine, avec une approche standardisée des traitements; manipulation des populations par la peur de la mort et le chantage.

Suzette Sandoz a également rappelé que, selon l'OMS, la santé est un "droit fondamental de l'être humain". Or, les droits humains sont censés être protégés par l'État. Résultat: cette définition autorise l'État à avoir tout pouvoir sur les individus en matière de santé, alors qu'il faudrait au contraire limiter son rôle dans ce domaine pour que les patients retrouvent plus d'autonomie individuelle. Le seul rôle de l'État en matière de santé devrait être de permettre aux médecins d'accomplir leur mission dans les meilleures conditions possibles, en leur faisant bénéficier de structures correctement équipées, avec un nombre de lits suffisant.

Me Bischof a souligné, de son côté, comment l'assurance maladie rend les patients captifs des traitements officiellement admis, en ne remboursant pas les traitements alternatifs. Conclusion: "Le choix des approches thérapeutiques est déjà pré-contraint administrativement".

Le Dr Philippe Saegesser est également revenu, à travers son cas personnel ou celui de confrères, sur la perte de la liberté de prescription et la perte de la liberté d'expression des médecins durant le Covid. Cependant, l'indépendance des médecins a, selon lui, commencé à s'effriter bien avant 2020. "Durant 30 ans de carrière, j'ai vu évoluer le système de santé vers quelque chose de plus en plus standardisé et protocolisé", estime-t-il. Le fait, en particulier, de salarier les médecins des hôpitaux a fortement contribué à réduire leur liberté thérapeutique en les contraignant à obéir à une logique institutionnelle.

Face à ces constats, quelles solutions pour sortir de ce goulot d'étranglement et rester autonome en santé ? Savoir dire non, rester curieux et exercer son esprit critique, continuer à s'informer et être responsable de ses choix de santé, agir à sa mesure, créer des réseaux de solidarité et ne jamais renoncer à la possibilité d'avoir des soins humains (par exemple en fin de vie, en insistant pour avoir des soins palliatifs à domicile), ont été parmi les pistes évoquées en fin de conférence.

Citant le philosophe Ralf Bader, professeur à Fribourg, Michel Pétermann-Pellaz a souligné l'importance de créer des "utopies accessibles". "Même dans un système totalitaire, il y a toujours de la place pour de l'utopie. Mais pas de l'utopie qui est uniquement une pensée dans un cerveau, une utopie qui se concrétise. Et je crois qu'il y a plusieurs organisations qui vivent de telles utopies, comme par exemple  Réinfo Santé Suisse International. L'APaR en est aussi une parmi d'autres". En s'organisant,"nous pouvons déjà vivre des changements radicaux tout simples, à notre échelle."

Michel Pétermann-Pellaz a par ailleurs fait savoir que l'APaR allait s'emparer de la problématique des  projets de loi, dans certains cantons suisses, permettant d'infliger de lourdes amendes en cas de non-respect d'une vaccination déclarée obligatoire.

Documents fondateurs de l'APaR sur ce canal Telegram:  t.me

Un site internet est en construction, il sera disponible dans quelques mois.

Pour devenir membre, écrire à petermannmichel@protonmail.com, en mentionnant:

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