Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence ce mardi après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban.
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a dit enquêter après que deux soldats indonésiens ont été tués "par une explosion d'origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan" à la frontière. Deux autres ont été blessés, selon son communiqué publié lundi.
La FINUL, présente dans le sud du Liban depuis 1978, date de la première invasion israélienne, avait auparavant annoncé la mort d'un autre Casque bleu indonésien dimanche dans des circonstances similaires à la frontière avec la Palestine occupée.
Après la mort des soldats de la FINUL, qui compte près de 8 200 soldats issus de 47 pays, le ministre français des Affaires étrangères a dénoncé des "incidents gravissimes". Il a également fait état d'"intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne" subies "par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura", sur la côte libanaise à proximité de la frontière dimanche.
Bien que l'armée israélienne n'ait pas encore reconnu sa responsabilité dans cet incident, la répétition d'événements similaires tend à renforcer l'hypothèse de son implication dans les attaques visant les effectifs de la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
En décembre 2025, un Casque bleu a été blessé par des tirs de mitrailleuses lourdes provenant de positions israéliennes, alors qu'il participait à une patrouille dans le sud du Liban, à proximité immédiate de la Ligne bleue. Selon le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, l'incident s'est produit après l'explosion d'une grenade à proximité d'une patrouille de la FINUL, suivie de tirs venus du sud de la Ligne bleue, qui ont touché un soldat de la paix. Le même jour, une autre patrouille de la FINUL a signalé des tirs de mitrailleuses provenant également du sud de la Ligne bleue, à proximité immédiate de sa position, près du village de Kfar Shouba. Dans les deux cas, la mission onusienne avait préalablement notifié ses déplacements aux responsables israéliens.
Après les civils et les combattants de la Résistance, le régime sioniste s
Début février, des soldats de la FINUL, près de Kfar Kila, ont également observé deux drones, dont l'un était considéré comme une "menace immédiate". Ce dernier a largué une grenade assourdissante avant d'exploser à une cinquantaine de mètres des Casques bleus et de se diriger vers la Palestine occupée.
La mission de l'ONU a estimé que le drone ayant franchi la Ligne bleue appartenait à l'armée israélienne. Elle a jugé "inacceptable" l'utilisation des drones armés de ce type qui sont en "violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité".
