
Narindra Rakotoniaina, procureure de la République de Madagascar
La procureure de la République de Madagascar a révélé que treize personnes sont poursuivies pour tentative de coup d'État et d'assassinat du président de la refondation, Michaël Randrianirina, impliquant notamment le colonel Patrick Rakotomamonjy et des officiers de haut rang, dont les identités n'ont pas été précisées.
Le parquet d'Antananarivo a inculpé treize personnes, déférées le 31 mars au juge d'instruction pour implication présumée dans "un projet d'attentat contre le président de la Refondation de la République et un projet de coup d'État préparé de longue date", a annoncé la procureure Narindra Rakotoniaina dans une vidéo publiée par le ministère de la Justice le 2 avril. Parmi les autres infractions retenues figurent la tentative d'assassinat, la participation à une association de malfaiteurs, ainsi que la détention illégale d'armes.
Parmi les suspects figurent des officiers de haut rang, dont le colonel Patrick Rakotomamonjy. Onze d'entre eux ont été placés en détention, tandis que deux autres font l'objet de mandats d'arrêt. Sans le nommer directement, la magistrate a laissé entendre que le colonel Patrick Rakotomamonjy était impliqué dans la tentative de coup d'État. La magistrate évoque l'implication d'un officier général ayant publiquement exprimé son intention de renverser le pouvoir, sans en dévoiler l'identité.
Selon les éléments de l'enquête, le projet a été préparé de longue date. Des réunions régulières, des échanges via SMS et messageries, ainsi que des stratégies opérationnelles ont été mis au jour. D'après la justice, une somme de 20 milliards d'ariary ont été mobilisée pour soutenir la préparation des actes incriminés. Des perquisitions ont également permis la saisie d'importantes sommes d'argent et d'armes.
Le président malgache de la refondation, Michaël Randrianirina, avait révélé l'existence d'un complot pour l'assassiner, ainsi que son épouse, lors de leur déplacement en Guinée-Équatoriale, le 26 mars dernier.