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Selon l'enquête de RFI, le méthanier russe Arctic Metagaz a été endommagé par un drone Magura V5 fabriqué par l'Ukraine.
Selon une enquête exclusive de RFI, plus de 200 officiers et experts ukrainiens seraient déployés dans l'ouest de la Libye avec l'appui du gouvernement de Tripoli. Ces révélations renforcent les accusations russes d'ingérence et alimentent la thèse d'un nouveau front opposant Moscou à Kiev sur le sol libyen.
Le conflit entre la Russie et l'Ukraine pourrait avoir trouvé un nouveau prolongement en Afrique du Nord. Selon une enquête exclusive de RFI, publiée le 2 avril, plus de 200 officiers et experts militaires ukrainiens seraient actuellement déployés dans l'ouest de la Libye, en coordination avec le gouvernement de Tripoli dirigé par Abdelhamid Dbeibah.
D'après les informations recueillies par RFI auprès de sources libyennes, ces militaires seraient répartis sur trois sites stratégiques. Le premier se situerait à Misrata, au sein de l'académie de l'armée de l'air, où opèrent également des forces turques, italiennes et américaines.
Un second site, présenté comme une base dédiée aux drones aériens et navals, serait implanté à Zaouïa, près du complexe pétrolier de Mellitah, l'un des plus importants du pays. Un troisième point de coordination serait installé au siège de la 111e brigade sur la route de l'aéroport de Tripoli.
Selon RFI, cette présence s'inscrirait dans le cadre d'un accord conclu en octobre dernier entre Tripoli et Kiev, prévoyant notamment des formations militaires, en particulier à l'utilisation des drones, ainsi que de potentielles ventes d'armes et des investissements dans le secteur pétrolier libyen.
Ces révélations interviennent après l'attaque menée, le 4 mars dernier, contre le méthanier russe Arctic Metagaz en Méditerranée. Moscou avait alors accusé Kiev et les services britanniques d'avoir mené l'opération depuis les côtes libyennes.
Toujours selon l'enquête de RFI, le navire aurait été visé par un drone naval ukrainien de type Magura V5, déjà utilisé en mer Noire, ce qui semble conforter les accusations russes sur l'extension du conflit à la façade méditerranéenne libyenne.
En Libye, plusieurs responsables politiques dénoncent une guerre par procuration sur leur territoire, estimant que le pays risque de devenir un nouveau terrain d'affrontement indirect entre Moscou et Kiev.