La République islamique d'Iran n'a pas encore approuvé la prochaine série de négociations indirectes avec les États-Unis, compte tenu du blocus naval imposé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens et des exigences excessives de la partie américaine formulées lors des récentes discussions à Islamabad, selon un rapport.
L'agence de presse Tasnim a rapporté samedi que l'Iran soulignait que la poursuite des pourparlers serait subordonnée au refus des Américains de formuler des exigences excessives.
L'Iran ne souhaite pas perdre de temps dans des négociations interminables et stériles, insiste le rapport, rappelant que cela a été également transmis aux responsables américains par l'intermédiaire de médiateurs pakistanais.
Le général Moussavi a assuré que "les forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique restent méfiantes envers l'ennemi, le doigt sur la gâchette et pleinement prêtes à défendre l'Iran".
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une agression illégal contre l'Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.
Les forces armées iraniennes ont aussitôt riposté, en menant de lourdes frappes de missiles et de drones, pendant 40 jours, contre des installations militaires américaines dans la régions et des positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, leur causant des dégâts importants.
Un cessez-le-feu de deux semaines a été négocié le 8 avril, permettant des négociations à Islamabad. L'Iran y a proposé un plan en dix points visant le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions.
Or, après 21 heures de discussions intensives, la délégation iranienne est rentrée à Téhéran sans accord, invoquant un manque de confiance dans les engagements américains.
Dans ce contexte de tensions, Donald Trump a annoncé un blocus naval du détroit d'Ormuz afin d'intercepter les navires ayant payé des droits de passage à la RII. L'armée américaine a confirmé que le blocus était entré en vigueur lundi à 14h00 GMT, aggravant encore la situation.
