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Un camp de prisonniers, sur le front de l'Est [Photo d'illustration].
Ce 19 avril marque, en Russie, la première Journée de commémoration des victimes du génocide du peuple soviétique perpétué par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Un conflit au cours duquel près de 14 millions de civils soviétiques furent tués. Une mémoire, relative à des faits historiques, que la Russie entend résolument défendre.
"Nous ne permettrons pas que ces atrocités tombent dans l'oubli, quels que soient les efforts de ceux qui ont l'intention aujourd'hui, une fois de plus, d'engager l'Europe sur la voie tracée de la supériorité raciale", a déclaré Sergueï Lavrov dans un message vidéo diffusé ce 19 avril à l'occasion de la Journée de commémoration des victimes du génocide du peuple soviétique perpétué par les nazis allemands et leurs complices pendant la Grande Guerre patriotique.
"Préserver la mémoire des millions de victimes du génocide du peuple soviétique est notre devoir sacré", a assuré le chef de la diplomatie russe, renvoyant aux exactions des forces allemandes et de leurs supplétifs dans les pays de l'ex-Union soviétique, au cours d'une campagne militaire qui coûta la vie à près de 14 millions de civils. "Ces crimes sont imprescriptibles", a insisté Sergueï Lavrov.
Celui-ci a assuré que "la diplomatie russe s'efforcera de faire en sorte que les crimes des nazis et de leurs complices contre les citoyens de l'Union soviétique soient reconnus par la communauté internationale comme un génocide du peuple soviétique".
Cette date du 19 avril, commémorée pour la première fois cette année, a été instituée en décembre 2025, a rappelé le diplomate, soulignant qu'elle "n'a pas été choisie arbitrairement". "Ce jour-là, en 1943, le Présidium du Soviet suprême de l'Union soviétique a émis le décret numéro 39 sur les peines infligées aux criminels nazis coupables de meurtres et de tortures de la population civile soviétique et des prisonniers de l'Armée rouge, ainsi qu'aux espions, aux traîtres à la patrie parmi les citoyens soviétiques et à leurs complices", a-t-il relaté.
Un décret qui, a poursuivi le ministre russe, "fut le premier document à qualifier juridiquement la politique systématique des nazis allemands et des collaborationnistes visant à exterminer la population civile". Et d'évoquer les répercutions qu'il eut tant sur les premiers procès en URSS contre les criminels de guerre allemande que sur le procès de Nuremberg.
Baptisée opération Barbarossa, le IIIe Reich a lancé le 22 juin 1941 une offensive généralisée contre l'URSS. Entre cette date et le 9 mai 1945, date à laquelle le maréchal Wilhelm Keitel signa la reddition inconditionnelle de l'Allemagne nazie, quelques jours après la prise de Berlin par l'Armée rouge, 27 millions de vies ont été balayées en URSS.