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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur le plateau de Franceinfo, le 23 avril 2026. [Capture d'écran]
La France hausse le ton face à la situation dans les territoires palestiniens occupés. Son chef de la diplomatie appelle à un changement de cap du gouvernement israélien et espère l'adoption rapide de sanctions européennes contre des colons impliqués dans des violences en Cisjordanie occupée.
Intervenant le 23 avril sur Franceinfo, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé que la France attendait un "changement de politique" de la part d'Israël, aussi bien dans la bande de Gaza qu'en Cisjordanie occupée.
"Notre objectif, c'est que les choses changent", a-t-il déclaré, appelant le gouvernement israélien à permettre l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza et à mettre fin "à la colonisation illégale et à l'explosion des violences" en Cisjordanie occupée.
Paris espère désormais des mesures concrètes au niveau européen. Le ministre a indiqué plaider "depuis un an" pour des sanctions visant "des entités ou des individus responsables de meurtres de Palestiniens ou d'incendies en Cisjordanie".
Des sanctions européennes attendues
Ces sanctions, longtemps bloquées, pourraient voir le jour prochainement. "Je pense que nous parviendrons à les prendre dans les prochains jours", a assuré Jean-Noël Barrot, évoquant la possible levée d'un veto hongrois qui freinait jusqu'ici toute décision.
Interrogé sur une éventuelle suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, Jean-Noël Barrot s'est montré prudent. Une telle décision, a-t-il rappelé, relève des États membres de l'Union européenne et ne peut être prise unilatéralement par la France.
Le président Emmanuel Macron a lui-même évoqué récemment une "interrogation légitime" sur le sujet, estimant que la poursuite de certaines politiques israéliennes pourrait justifier un réexamen de cet accord.