
© RS
Manifestation du mouvement du Comité du 9-Mai organisée en 2023. [Photo d'illustration]
Le Conseil d'État a définitivement validé l'interdiction de la marche annuelle du Comité du 9-Mai à Paris. Le défilé, prévu ce 9 mai en hommage au militant nationaliste Sébastien Deyzieu, était jugé à risque en raison de possibles troubles à l'ordre public.
Le Conseil d'État a mis un terme définitif à la bataille judiciaire engagée par le Comité du 9-Mai (C9M). La plus haute juridiction administrative française a rejeté le recours du groupuscule d'ultradroite contre l'interdiction préfectorale visant sa marche annuelle prévue à Paris ce 9 mai.
Cette décision confirme le jugement rendu la veille par le tribunal administratif de Paris, qui avait validé l'arrêté d'interdiction pris par la préfecture de police. Le rassemblement devait rendre hommage à Sébastien Deyzieu, figure érigée en symbole par les mouvances nationalistes radicales depuis sa mort en 1994, après une chute lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre.
Le risque de troubles mis en avant
Pour justifier cette interdiction, les autorités ont invoqué un risque élevé de troubles à l'ordre public, notamment en raison des précédents observés lors de l'édition précédente. Le tribunal administratif avait notamment relevé que des saluts nazis avaient été effectués en marge du défilé de 2025, ainsi que la possibilité d'affrontements avec des militants antifascistes.
L'organisatrice du rassemblement, Joséphine de La Chapelle, contestait cette analyse, estimant que les gestes incriminés ne pouvaient être imputés aux organisateurs et que les violences potentielles provenaient avant tout des opposants à la manifestation.
Des arguments que le Conseil d'État a jugés insuffisants pour remettre en cause l'appréciation des premiers juges, validant ainsi définitivement l'interdiction.
Cette interdiction marque un tournant pour cette manifestation annuelle, organisée depuis plus de trois décennies par les milieux nationalistes radicaux et devenue un rendez-vous emblématique de l'ultradroite française.