11/05/2026 french.presstv.ir  3min #313601

Macron affirme n'avoir « jamais envisagé » un déploiement militaire français à Ormuz sans « coordination avec l'Iran »

Après la mise en garde de l'Iran concernant une présence militaire de la France dans le détroit d'Ormuz, le président français cherchant à sortir de l'impasse a déclaré que son pays n'avait jamais envisagé de déploiement militaire unilatéral dans ce détroit stratégique.

En déplacement à Nairobi, Emmanuel Macron a pris part ce lundi à une conférence de presse conjointe aux côtés du président kényan William Ruto. "Il n'a jamais été question de déploiement de navires de guerre français dans le détroit d'Ormuz sans coordination avec l'Iran", a affirmé le président français tout en se disant prêt à apporter une aide pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur la présence du porte-avions français Charles de Gaulle dans le sud de la mer Rouge, Macron a expliqué que ce mouvement répondait à "l'escalade des tensions" régionales.

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Les propos de Macron interviennent alors que la République islamique d'Iran a mis en garde contre la présence de navires de guerre français et britanniques, et contre tout renforcement militaire d'un autre pays à proximité du détroit d'Ormuz.

En effet, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dimanche 10 mai sur son compte X, après l'annonce par la France et le Royaume-Uni de leur décision de déployer des navires de guerre dans la région, que tout déploiement naval dans ou à proximité du détroit d'Ormuz entraînerait une réponse décisive et immédiate.

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Les tensions régionales se sont intensifiées après la guerre non provoquée lancée le 28 février par les États-Unis et le régime israélien contre l'Iran, entraînant des représailles de Téhéran et de ses alliés dans le golfe Persique et au-delà, ainsi que la fermeture du détroit d'Ormuz.

Jusqu'à présent, tous les efforts diplomatiques pour ramener la paix dans cette voie navigable stratégique - qui assure le transit d'un cinquième du pétrole et du gaz mondial - ont été systématiquement sabotés par le président américain Donald Trump.

Selon les experts, le blocage du détroit de Bab el-Mandeb, contrôlé par le Yémen et qui constitue une voie alternative depuis que l'Iran a pris le contrôle du détroit d'Ormuz, stopperait les exportations de pétrole saoudien depuis ses ports occidentaux.

Le blocus yéménite pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix internationaux du pétrole, qui ont doublé par rapport à la période précédant l'agression américano-israélienne contre l'Iran.

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