
© Francois Goudier/Gamma-Rapho
Vue d'une école maternelle en France [Photo d'illustration].
Un homme de 21 ans, intervenant comme animateur dans une école maternelle à Paris, a été écroué pour des "gestes de nature sexuelle" sur trois enfants, a annoncé ce 12 mai le parquet de Paris. Depuis le début de l'année, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs.
La crise du secteur périscolaire parisien se poursuit. Le parquet de Paris a indiqué ce 12 mai la mise en examen d'un animateur de 21 ans pour des "gestes de nature sexuelle" sur trois enfants, confirmant une information de RTL. Selon la radio luxembourgeoise, qui cite une source judiciaire, cet individu qui intervenait dans l'école maternelle de Servan, dans le XIe arrondissement de la capitale française, a été placé en détention provisoire le 30 avril, deux jours après son interpellation.
Toujours selon la même source, l'enquête avait été ouverte après une plainte déposée en novembre 2025 par la mère d'une fillette de 3 ans, en petite section de maternelle dans l'établissement, qui avait été "alertée par les mots et les gestes de son enfant". Elle porte alors plainte au commissariat pour "agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans".
L'enfant est entendue par la Brigade de protection des mineurs (BPM) et "trois jours plus tard, l'animateur concerné par ses accusations est finalement identifié et immédiatement suspendu", peut-on lire. Il est interpellé après de nouvelles plaintes, déposées par les familles de deux autres enfants, également pour des violences sexuelles.
Les animateurs parisiens appelés à la grève
Cette affaire survient alors que Paris est secouée, depuis plusieurs mois, par un scandale d'agressions sexuelles dans des écoles maternelles et élémentaires où interviennent des agents de la ville.
Début avril, le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire - premier adjoint d'Anne Hidalgo durant cinq ans - avait présenté un plan d'action chiffré à une vingtaine de millions d'euros et annoncé que 78 agents avaient été suspendus depuis début 2026, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs.
Du côté des animateurs des quelques 620 écoles parisiennes, ils ont été appelés à la grève jusqu'au 22 mai par l'intersyndicale de la filière, qui dénonce "la politique de répression" de la municipalité face à ce scandale d'agressions sexuelles, fustigeant notamment un "climat de suspicion généralisée".