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Char israélien au Liban.
L'opération israélienne a franchi le fleuve Litani, après des combats directs contre des positions du Hezbollah. Les affrontements ont été marqués par l'usage de drones explosifs et des combats dans un terrain difficile. L'offensive s'inscrit dans une campagne militaire continue malgré le cessez-le-feu et en parallèle de négociations à venir.
Des soldats de l'unité Golani ont mené une opération de grande ampleur dans le sud du Liban, franchissant le fleuve Litani le 12 mai et avançant plus au nord que lors des précédentes incursions israéliennes. L'offensive a visé la zone de Zuta al-Sharqiya, une localité chiite considérée comme stratégique en raison de sa position et de son accès complexe à travers les vallées du Litani.
Selon des sources militaires israéliennes, des combattants du Hezbollah seraient sortis de tunnels souterrains pour engager le combat avec les forces israéliennes. L'affrontement a donné lieu à des échanges de tirs intenses.
En attendant les nouvelles négociations
Les combats ne se sont pas limités aux attaques terrestres. Des drones explosifs ont été utilisés contre les unités israéliennes, provoquant plusieurs affrontements rapprochés. Environ huit soldats israéliens ont été blessés, avant d'être évacués vers l'hôpital. Les forces israéliennes ont ensuite achevé leur retrait en retraversant le fleuve Litani, mettant fin à une opération qui aurait duré près de neuf jours.
Zuta al-Sharqiya se trouve au nord de la localité de Kantara, récemment prise par la division 36 de l'armée israélienne, où un important réseau de tunnels aurait été détruit. L'opération militaire actuelle s'inscrit dans une série d'activités militaires israéliennes dans le sud du Liban, dans un contexte de tension persistante malgré les arrangements de cessez-le-feu.
Dans un bilan séparé, Tsahal affirme avoir frappé plus de 1 100 cibles du Hezbollah depuis le début du cessez-le-feu, incluant des infrastructures militaires, des dépôts d'armes et des lance-roquettes. L'armée indique également avoir éliminé plus de 350 combattants.
De son côté, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem a juré de transformer la guerre en "enfer pour Israël", affirmant que la question du désarmement de sa formation, exigée par l'État hébreu, ne faisait pas partie des "négociations avec l'ennemi".
Ces développements interviennent alors que des discussions diplomatiques sont attendues à Washington dans les prochains jours.