
par Liliane Held-Khawam

La "canicule" qui terrorise notre élite milliardaire a peu affaire avec les activités humaines, puisqu'ils sont eux-mêmes les plus gros pollueurs que la Terre ait jamais portés (Data centers, éoliennes, destruction de satellites et autres fusées spatiales, et j'en passe). Non, ils sont terrifiés à l'idée d'un effondrement du champ magnétique terrestre qui aurait un effet dévastateur au sol aussi bien pour la biosphère que pour leur cher matériel technologique et son dieu en devenir appelé abusivement Intelligence artificielle. Le mirage illusoire des faux dieux milliardaires piquerait du nez, les emportant ainsi que leurs immenses bunkers. Irrémédiablement.
Le bouclier magnétique terrestre nous protège des rayons solaires. Pas de bouclier magnétique, pas de biosphère, car pas de vie possible sur terre !
Le champ magnétique terrestre est LE bouclier qui doit protéger la terre des conséquences au sol des tempêtes solaires. En 2015, des astrophysiciens ont montré comment le champ magnétique terrestre dissipait des éjections de plasma solaire qui atteindrait la terre en provoquant orages magnétiques et aurores polaires. (Voir Humanité vampirisée pour toutes les références de la 1ère partie)
Le champ magnétique terrestre est une composante essentielle qui permet la vie sur terre. Tout affaiblissement ou altération est un signe annonciateur de difficultés à venir. Or, selon le Dr Nicolas Thouveny, du Centre européen de recherche et d'enseignement, "Le champ géomagnétique se dégrade depuis 3000 ans". S'il continue de diminuer à ce rythme, les humains seraient dans une période critique dans moins d'un millénaire, affirme le scientifique...
Dans le numéro 781 de Sciences et Avenir, Azar Khalatbari écrivait :
"Nul ne s'en rend compte, mais en une heure à peine, le temps d'un déjeuner ou d'un cours de gym, le pôle nord magnétique se déplace de six bons mètres. À la fin de la journée, sa dérive atteint un peu plus de 150 mètres et, en un an, c'est la distance entre Paris et Fontainebleau qui est avalée par ce point mythique... Et ce sprint dure depuis le milieu des années 1990". Et d'ajouter : "Ces dix-huit dernières années, le pôle s'est déplacé autant qu'en plus d'un siècle et demi..."
Et Khalatbari de se demander ce qui se passerait si d'aventure inversion de pôles il y avait quand même. Hormis la beauté des aurores boréales, les conséquences seraient plutôt apocalyptiques :
"Car le flot continu de plasma solaire risque de faire beaucoup de dégâts, notamment sur les satellites. En effet, l'afflux de protons transportés par les vents solaires va réchauffer les couches supérieures de l'atmosphère, les faire se dilater, et freiner la course des satellites en orbite, qui vont chuter peu à peu. Les engins postés en orbite basse pourraient même finir par pénétrer dans l'atmosphère si leur altitude n'est pas maintenue en permanence par leurs moteurs. En outre, les particules chargées des vents solaires accéléreront l'érosion des panneaux solaires et de l'électronique embarquée, réduisant drastiquement la durée de vie des satellites. Et ce sera pire lors des éruptions spectaculaires du Soleil, qui libèrent des tombereaux de particules à haute énergie et des rayons X et ultraviolets. Au plus fort de son cycle d'activité, notre étoile subit ainsi quelque 1100 éruptions par an ! De quoi imaginer des aéronefs dérivant dans des zones de turbulences ou des navires échoués faute de positionnement précis sur les cartes..."
Selon des sources convergentes, la probabilité de nous retrouver dans ce genre de scénario n'est pas négligeable. La question serait de savoir quand, et non s'il y aura inversion de pôles ou pas. Si certains parlent d'une échéance sur des centaines voire des milliers d'années, d'autres sont convaincues que nous sommes déjà dedans et que cela est devenu notre problème à plus ou moins court terme.
Intervention récente sur le sujet de Ben Davidson
Ajoutons à ce qui précède un important épisode de perturbation du noyau de la terre, qui se serait arrêté de tourner, dont la référence est le prestigieux journal Nature Geoscience. Celle-ci "a conduit à de nombreux articles titrant que le cœur de la Terre, aussi appelé"noyau", s'était peut-être non pas seulement arrêté de tourner mais aussi qu'il avait inversé son sens de rotation. Tous ceux qui sont assez vieux pour avoir assisté à la sortie de The Core en 2003 et qui ne sont pas un peu versés dans la géophysique interne de la Terre se posent peut-être la question avec effroi de savoir si la réalité n'est pas en train de rejoindre la fiction, c'est-à-dire la fin de notre Planète bleue qui va bientôt être rôtie par le vent et les éruptions solaires du fait de la disparition de son bouclier magnétique, bouclier généré précisément par des mouvements dans le noyau de la Terre".
Toujours en ce février 2023, une autre source nous explique qu'en analysant la propagation des ondes sismiques au sein du noyau terrestre, des chercheurs ont établi que la rotation du noyau terrestre serait en train de s'arrêter pour prendre le sens opposé. Un peu plus loin, on fait un pas en arrière : "Cela dit, même si ces données sont issues de travaux sérieux, d'autres chercheurs supposent un autre modèle :"Il s'agit d'une étude très prudente effectuée par d'excellents scientifiques qui ont utilisé beaucoup de données. Mais aucun des modèles existants n'explique vraiment bien toutes les données disponibles", juge John Vidale, sismologue à l'Université de Caroline du Sud auprès de l'AFP". Un pas en avant, 100 en arrière.
De manière générale, le grand public n'est pas informé de cette actualité brûlante. De fait, les sujets qui traitent de cosmologie sont complexes et inaccessibles. Néanmoins, il nous semble important d'attirer l'attention sur l'affaiblissement du champ magnétique terrestre et des potentielles conséquences délétères.
Voici une publication de l'European Sapce agency qui traite précisément de ce fameux noyau terrestre. Il y est dit : "L'étude apporte un éclairage nouveau sur les processus turbulents à l'origine du champ magnétique terrestre et laisse entrevoir des liens possibles entre la dynamique du noyau externe et les changements qui se produisent plus profondément au sein de la planète".
L'intérêt de l'article est de bien saisir que des évènements géophysiques importants se déroulent sous nos pieds (et au-dessus de nos têtes) et dont l'information y relative s'égare au milieu d'un flot continu de babillages qui sont autant de divertissements. Il est aussi jouissif de constater que nos amis milliardaires ne contrôlent absolument pas les mécanismes existentiels ou essentiels à la présence de la vie sur terre, et ce malgré les trillions de dollars (argent public/impôts et caisses de pension) qu'ils déversent sans compter en expérimentation couronnée régulièrement de flops et d'échecs.
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Références de ce passage dans le chapitre de Humanité vampirisée intitulé "Un champ magnétique qui s'affaiblit inexorablement"
Note utile - Le noyau externe est la partie liquide du noyau de la Terre, couche intermédiaire située au-dessus de la graine solide (noyau interne) et au-dessous du manteau terrestre. Comme la graine, le noyau est un alliage métallique, principalement constitué de fer et de nickel. Le liquide du noyau externe est animé de mouvements convectifs rapides qui induisent un effet dynamo à l'origine du champ magnétique terrestre. (Wikipedia)
Aperçus du noyau externe en fusion de la Terre depuis l'espace - European Space Agency- MAI 2026
Le fer liquide du noyau externe de la Terre ne se comporte pas toujours comme prévu. Lorsqu'il a changé de direction de manière inexpliquée, les satellites de l'ESA ont fourni des données sur le sens d'écoulement, permettant aux scientifiques de mieux comprendre la dynamique au cœur de notre planète.
Le noyau en fusion, qui tourbillonne à environ 2200 km sous nos pieds, génère le champ géomagnétique terrestre par ses mouvements. En mesurant de faibles variations de ce champ magnétique, les scientifiques ont historiquement déduit que le noyau se déplace principalement vers l'ouest.
Mais en 2010, ce courant a brusquement changé de direction dans les profondeurs de l'océan Pacifique et s'est mis à se déplacer fortement vers l'est. Les raisons de cette inversion inexpliquée du flux de matière en fusion restent un mystère.
Cependant, des satellites, notamment Swarm et CryoSat de l'ESA, ont fourni des données qui ont depuis été analysées et publiées.

L' étude, publiée dans le Journal of Studies of Earth's Deep Interior, analyse des observations au sol et des données satellitaires entre 1997 et 2025. Les données des missions Swarm et Cryosat de l'ESA, ainsi que celles des missions allemandes CHAMP et Ørsted, ont été utilisées.
Les recherches ont révélé qu'en 2010, une vaste zone de fluide riche en fer située sous le Pacifique équatorial a basculé d'un faible déplacement vers l'ouest à un déplacement marqué vers l'est.
On pensait jusqu'ici que le noyau externe se déplaçait de manière relativement stable ; ce changement radical de flux suggère que ce n'est pas toujours le cas. L'étude apporte un éclairage nouveau sur les processus turbulents à l'origine du champ magnétique terrestre et laisse entrevoir des liens possibles entre la dynamique du noyau externe et les changements qui se produisent plus profondément au sein de la planète.
Frederik Dahl Madsen, de l'École des géosciences de l'Université d'Édimbourg et principal auteur de l'étude, a déclaré : "L'inversion de flux à grande échelle sous le Pacifique soulève de nouvelles questions sur le comportement des profondeurs de la Terre. Les scientifiques cherchent désormais à comprendre si cette inversion représente une fluctuation de courte durée, un élément d'une oscillation répétitive, ou un nouvel équilibre stable pour la circulation du noyau. Un suivi continu sera essentiel pour déterminer comment ce flux évoluera au cours des prochaines années".

Frederik a également expliqué que le modèle utilisé dans la recherche suggère que le flux vers l'est du Pacifique s'est affaibli depuis 2020, ajoutant : "L'augmentation du fort flux vers l'est dans le Pacifique est contemporaine d'un changement de comportement dans le noyau interne, comme le suggèrent la géodésie et la sismologie, et nous émettons l'hypothèse que ces changements dans les profondeurs internes sont associés aux changements de flux sous le Pacifique".
Le noyau en fusion de la Terre détecté depuis l'espace
Le champ magnétique terrestre est généré par les mouvements du noyau externe liquide, où du fer en fusion conducteur d'électricité circule autour du noyau interne solide. Cette géodynamo est en constante évolution, mais nombre de ses schémas d'écoulement à long terme semblent relativement persistants sur des décennies d'observation.
Lancés en 2013, les trois satellites Swarm embarquent des magnétomètres de haute sensibilité capables de cartographier le champ magnétique terrestre avec une précision exceptionnelle. Grâce à des orbites soigneusement coordonnées, ils peuvent distinguer les signaux magnétiques provenant du noyau de ceux produits par la croûte terrestre, les océans, l'ionosphère et la magnétosphère.
Ces observations ont permis aux chercheurs de reconstituer les schémas d'écoulement évolutifs à la limite noyau-manteau et d'identifier les changements soudains associés à l'inversion du Pacifique et à la secousse géomagnétique de 2017.
"Comme elles surviennent de manière relativement aléatoire et que le mécanisme qui les provoque est encore mal compris, ces secousses ont contrarié les tentatives de prévision des changements du champ magnétique, même à quelques années à l'avance. Les prévisions sont importantes car le champ magnétique nous protège des tempêtes solaires, qui peuvent perturber l'approvisionnement en électricité, les liaisons de communication et les systèmes de navigation, par exemple.
Swarm contribue à expliquer les secousses magnétiques de la Terre". esa.int

Selon Anja Stromme, responsable de la mission Swarm de l'ESA, les données à long terme fournies par Swarm sont essentielles pour cette étude. Elle a précisé : "Bien que Swarm ait été lancé après le séisme de 2010, il a fourni des données de haute précision qui nous renseignent sur le noyau interne de la Terre durant la période qui a suivi".
"Surtout, Swarm assure une couverture mondiale continue pendant de nombreuses années, permettant aux scientifiques de suivre l'évolution de la dynamique du noyau terrestre au fil du temps, sans dépendre uniquement des observatoires magnétiques terrestres. Les mesures magnétiques satellitaires de longue durée permettent aux chercheurs de suivre les variations de la géodynamo en temps quasi réel et d'améliorer les modèles d'évolution du champ magnétique terrestre. Les futures observations de missions telles que Swarm joueront un rôle crucial".
Les données satellitaires ont également permis aux chercheurs de détecter des accélérations ondulatoires et des structures d'écoulement à évolution rapide qui seraient autrement restées masquées par des ensembles de données plus bruités. L'étude suggère également que le flux vers l'est pourrait s'affaiblir à nouveau après avoir atteint un pic il y a plusieurs années, ce qui laisse supposer que cet événement représente une oscillation temporaire ou une composante d'un cycle naturel plus long dans la dynamique du noyau.
Comprendre notre système terrestre
Bien que ces processus se déroulent bien en dessous de la surface terrestre et ne présentent aucun danger pour les populations ni pour le climat, ils sont essentiels à la compréhension du fonctionnement de notre planète. Le mouvement du fer liquide dans le noyau externe génère le champ magnétique terrestre, qui protège la Terre des particules chargées provenant du Soleil. Sans ce champ magnétique, l'atmosphère terrestre et les infrastructures technologiques seraient bien plus exposées aux rayonnements solaires nocifs.
Le champ magnétique n'est pas fixe. Il évolue lentement au fil du temps, au gré des mouvements du noyau, et influe sur de nombreux aspects, des systèmes de navigation aux opérations des engins spatiaux, en passant par les modèles de météorologie spatiale à proximité de la Terre. Comprendre comment et pourquoi le noyau évolue est donc essentiel, tant sur le plan scientifique que pratique.
Selon Elisabetta Iorfida, scientifique de la mission Swarm de l'ESA, l'inversion du courant dans le Pacifique remet en question l'hypothèse d'une circulation stable vers l'ouest au sein du noyau externe. Elle a souligné : "Cette étude montre que des changements régionaux peuvent apparaître rapidement, en l'espace d'une décennie seulement. Ces résultats pourraient également aider les scientifiques à étudier les interactions possibles entre le noyau externe, le noyau interne et le manteau inférieur de la Terre et, par conséquent, à mieux comprendre la limite noyau-manteau, une région cruciale pour la dynamique des profondeurs terrestres".
"Ces recherches soulèvent des questions fascinantes sur la manière dont les couches les plus profondes de la Terre sont dynamiquement connectées. À mesure que le champ magnétique évolue, les missions satellitaires offrent une vision de plus en plus détaillée des processus dynamiques qui se déroulent au cœur de notre planète, révélant que le noyau terrestre est peut-être beaucoup plus variable et complexe qu'on ne le pensait auparavant".
source : Liliane Held-Khawam
