Face aux fluctuations des prix de l'énergie, le gouvernement français a annoncé un ajustement de ses dispositifs de soutien, avec un ciblage renforcé des aides destinées aux travailleurs et aux secteurs les plus exposés.
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a indiqué que l'exécutif avait "fait le choix de cibler les aides pour soutenir l'activité et le travail", tout en veillant à une utilisation "utile" de l'argent public.
Selon lui, malgré le recul récent du prix du pétrole, repassé sous la barre des 100 dollars le baril, le contexte demeure marqué par une forte volatilité, ce qui impose prudence et adaptation des mesures de soutien.
En France, l'inflation progresse encore au mois de mai, à 2,4 %, tandis que la croissance a finalement été négative au premier trimestre, selon l'Insee.
Dans le détail, plus de 439 000 demandes ont déjà été enregistrées dans le cadre du dispositif destiné aux "grands rouleurs", qui prévoit le versement d'une aide de 100 euros à partir du mois de juin. L'aide destinée aux pêcheurs doit également entrer en vigueur le 1er juin, tout comme la revalorisation des indemnités kilométriques accordées aux aides à domicile.
Le gouvernement poursuit par ailleurs son soutien aux secteurs considérés comme les plus vulnérables, notamment le transport, le bâtiment et les travaux publics (BTP), ainsi que l'agriculture.
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La prime carburant, pouvant atteindre 600 euros, demeure en outre exonérée d'impôt et de cotisations sociales afin de permettre aux entreprises d'accompagner leurs salariés face à la hausse des coûts.
L'exécutif affirme enfin vouloir ajuster ces dispositifs en fonction des résultats observés et des réalités propres à chaque secteur d'activité.
La guerre d'agression déclenchée par le président américain en Asie de l'Ouest a provoqué la hausse des prix des carburants à l'échelle mondiale.
