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Des kits de test MPOX chez Moldiag, une start-up de biotechnologie située à Tamesna, au Maroc, le 28 novembre 2024. [Photo d'archives]
Deux chercheurs travaillant pour un laboratoire américain de haute sécurité ont été inculpés, le 2 juin, par la justice américaine après la découverte, dans leurs bagages à l'aéroport de Détroit, de dizaines de fioles contenant notamment du virus mpox désactivé. Les autorités les accusent également d'avoir menti sur le contenu transporté.
La justice américaine a annoncé, le 2 juin, l'inculpation de deux virologues accusés d'avoir tenté d'introduire aux États-Unis des échantillons du virus mpox, anciennement appelé "variole du singe", en provenance d'Afrique.
Les deux chercheurs ont été interpellés en janvier à l'aéroport de Détroit alors qu'ils revenaient du Congo-Brazzaville. Selon un communiqué des procureurs fédéraux américains, les autorités ont découvert dans leurs bagages 113 fioles. Les analyses menées par le FBI ont révélé que 17 des 20 échantillons testés contenaient du virus mpox désactivé.
Les personnes mises en cause sont le Néerlandais Vincent Munster, responsable d'une section de laboratoire au sein des Instituts nationaux de la santé (NIH), principale agence publique américaine de recherche médicale, et Claude Kwe, chercheur associé de nationalité camerounaise.
Les procureurs n'ont pas précisé les motivations des deux scientifiques ni l'usage qui devait être fait des échantillons transportés. Les deux hommes sont également poursuivis pour avoir fourni de fausses déclarations aux autorités douanières concernant le contenu de leurs valises.
Selon les autorités américaines, les chercheurs travaillent dans un laboratoire de haute sécurité situé dans le Montana et classé au niveau de biosécurité P4, le plus élevé pour la manipulation d'agents pathogènes dangereux. Ils encourent une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison.
Cette affaire intervient alors que la situation sanitaire liée au mpox semble s'améliorer sur le continent africain. En janvier dernier, l'agence de santé de l'Union africaine a estimé que la maladie ne constituait plus une urgence de santé publique à l'échelle du continent, soulignant une baisse du nombre de cas enregistrés.