Entre 2% et 4% des élèves du CE2 à la terminale se déclarent victimes de harcèlement scolaire, selon une enquête publiée ce mardi par le service statistique du ministère français de l'Éducation nationale.
Réalisée à partir de questionnaires d'auto-évaluation remplis lors de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire en novembre 2025, l'étude estime que 3% des élèves du primaire, 4% des collégiens et 2% des lycéens se trouvent dans une situation de harcèlement.
Les élèves concernés déclarent subir de manière répétée des atteintes de la part de leurs camarades et expriment une perception négative de plusieurs aspects de leur vie scolaire, précise la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp).
Le ministre français de l'Éducation nationale a annoncé 255 signalements de violences sexistes et sexuelles dans les écoles, depuis le début de l'année.
Pour la première fois, les participants pouvaient indiquer volontairement leur identité. Ce changement de protocole ne permet pas de comparer directement les résultats avec ceux de 2023 et 2024. Selon la Depp, cette évolution pourrait notamment expliquer la baisse de 1 à 2 points observée par rapport à l'année précédente.
L'étude relève par ailleurs que les garçons et les filles sont concernés dans des proportions comparables. Au lycée, les élèves de deuxième et troisième années de certificat d'aptitude professionnelle (CAP) apparaissent davantage exposés, avec des taux pouvant atteindre jusqu'à huit fois ceux observés dans les autres filières.
Au-delà des situations caractérisées de harcèlement, la Depp identifie également des situations dites "intermédiaires", marquées par une dégradation du climat scolaire, concernant 13% des élèves du primaire, 6% des collégiens et 5% des lycéens.
L'enquête repose sur 33.240 questionnaires exploitables recueillis dans 678 établissements avant constitution d'échantillons représentatifs.
En janvier, l'agence Santé publique France estimait que plus de 16% des enfants âgés de 6 à 11 ans étaient probablement victimes de harcèlement scolaire, tandis que l'association e-Enfance avançait en octobre dernier que 35% des jeunes y étaient confrontés dès l'école primaire.
Selon un sondage pour Le Figaro, 86% des parents craignent des abus sexuels dans les structures fréquentées par leurs enfants.
