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Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et le commissaire de l'Union africaine aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankolé Adéoyé, lors d'une réunion à Moscou, le 11 juin 2026.
Souveraineté économique, coopération sécuritaire et renforcement du dialogue politique ont dominé la rencontre tenue à Moscou entre la Russie et l'Union africaine. À quelques mois du sommet Russie-Afrique prévu en octobre, les deux parties ont mis en avant leur volonté d'élargir leurs projets communs et d'approfondir leur coordination.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a reçu le 11 juin à Moscou le commissaire de l'Union africaine chargé des questions politiques, de la paix et de la sécurité, Bankolé Adéoyé, pour des échanges consacrés au développement du partenariat entre la Russie et les pays africains.
Selon le communiqué officiel du ministère russe des Affaires étrangères publié le jour même, les discussions ont porté sur l'élargissement de la coopération entre Moscou et l'Union africaine dans la perspective du troisième sommet Russie-Afrique prévu les 28 et 29 octobre dans la capitale russe. Les deux parties ont également confirmé leur volonté de renforcer leur coordination sur les principaux dossiers internationaux et de soutenir le rôle des pays africains dans le règlement des crises du continent.
Les questions économiques ont occupé une place centrale dans les échanges. Sergueï Lavrov a estimé que l'Afrique traversait aujourd'hui ce qu'il a qualifié de "second réveil", marqué par la volonté croissante de plusieurs États de mieux maîtriser leurs ressources naturelles et de renforcer leurs capacités industrielles.
Dans ce contexte, Moscou s'est dite prête à partager son expérience dans le développement industriel, agricole et infrastructurel afin de favoriser une transformation locale accrue des ressources africaines. L'objectif affiché est qu'une plus grande part de la valeur ajoutée reste sur le continent et soutienne directement les économies nationales.
Le chef de la diplomatie russe a également réaffirmé que la Russie était prête à contribuer à l'objectif d'atteindre "la souveraineté complète du continent africain dans toutes ses dimensions".
Renforcement du partenariat Russie-Afrique
Au-delà des questions économiques, les échanges ont porté sur les mécanismes destinés à approfondir la coopération entre Moscou et l'Union africaine.
Sergueï Lavrov a indiqué que la Russie soutenait l'ouverture d'une représentation permanente de l'Union africaine à Moscou et a rappelé que son pays poursuivait le renforcement de sa présence diplomatique sur le continent avec l'élargissement de ses contacts institutionnels.
Bankolé Adéoyé a présenté les relations avec Moscou comme un partenariat mutuellement avantageux et a plaidé pour le développement des investissements, le renforcement des capacités nationales et la poursuite de la coopération dans la lutte contre les menaces terroristes.
Le responsable africain a également souligné l'intérêt croissant de plusieurs pays du continent pour les nouvelles technologies afin d'améliorer leurs capacités face à la criminalité transnationale organisée, et a présenté la Russie comme un partenaire fiable dans ce processus.
Coordination politique avant le sommet d'octobre
Les échanges ont enfin porté sur les questions politiques et sur la préparation des prochaines échéances du partenariat Russie-Afrique.
Bankolé Adéoyé a rappelé que plusieurs élections présidentielles et parlementaires devaient encore se tenir cette année sur le continent et a souligné le renforcement des mécanismes démocratiques africains, ainsi que la volonté de partager certaines expériences institutionnelles avec d'autres partenaires internationaux.
Sergueï Lavrov a, de son côté, évoqué les échanges d'expériences autour des processus électoraux entre différentes régions du monde.
À l'approche du sommet Russie-Afrique d'octobre, Moscou et l'Union africaine ont réaffirmé leur volonté de transformer leur dialogue politique en coopérations concrètes dans les domaines du développement, de la sécurité et de la coordination diplomatique.