18/06/2026 french.presstv.ir  5min #317424

Des pilotes de l'armée de l'air iranienne décrivent une opération aérienne à haut risque lancée en mars dernier contre une base Us au Koweït

Des forces de l'armée de l'air iranienne ont livré une description détaillée d'une opération de précision menée début mars contre une base militaire américaine au Koweït, au plus fort de la dernière vague d'agressions non provoquées menée par les États-Unis et le régime israélien contre la République islamique d'Iran.

Les trois pilotes, dont le commandant de l'opération qui ont mené la mission contre l'avant-poste connu sous le nom de Camp Buehring à bord d'avions de chasse iraniens F-5, ont fait ces déclarations lors d'une émission télévisée mercredi.

Ils ont présenté la mission comme une frappe de pénétration à haut risque, étroitement coordonnée, exécutée à très basse altitude et achevée en une cinquantaine de minutes.

 Le CGRI a annoncé avoir ciblé deux bases aériennes américaines au Koweït et à Bahreïn après des attaques de drones sur le territoire iranien.

Le commandant de l'opération a déclaré que la mission constituait une réponse directe à l'agression visant le pays. "Nous souhaitions immédiatement mener une opération de représailles", a-t-il affirmé, qualifiant Camp Buehring de "base hautement stratégique abritant l'une des plus fortes concentrations de troupes et de capacités".

D'après son récit, la mission était composé de trois pilotes volant en formation à bord de deux chasseurs F-5 à une altitude exceptionnellement basse dès le départ afin d'échapper aux radars.

Le commandant a souligné le caractère extrême du profil de vol : "Nous frôlions pratiquement le sol... Nous passions même sous des lignes électriques."

Il a comparé cela aux paramètres d'entraînement standards : "La norme d'entraînement est d'environ 500 pieds, mais nous volions à moins de 50 pieds."

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Le commandant a décrit la mission comme ayant été menée en silence radio total, malgré la présence de plusieurs couches de défense aérienne, notamment des systèmes de missiles Patriot, des systèmes de surveillance AWACS et des chasseurs déployés en alerte.

"Nous sommes passés entre deux navires si bas que leurs ponts étaient plus hauts que nous... Les marins ont dû descendre et regarder par-dessus les rambardes pour nous voir passer en dessous."

Une fois entrés dans l'espace aérien koweïtien, la formation a accéléré vers la cible. Le commandant a précisé que la frappe nécessitait un survol direct des cibles en raison de l'utilisation de bombes à chute libre. "Nous avons dû survoler directement la cible... Dès que nous avons atteint la base, nous avons procédé à un bombardement intensif."

Il a décrit des destructions importantes sur le site et indiqué que des moyens aériens avaient également été fortement touchés durant la phase d'engagement, des hélicoptères ennemis s'étant élevés dans les airs sous l'effet des explosions.

 Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme qu

Il a également affirmé que des avions ennemis en alerte et des systèmes de défense aérienne s'étaient retrouvés pris au piège pendant l'opération, précisant que "trois avions F-15 [ennemis]... ont été engagés et détruits par erreur simultanément".

Or, le Koweït a lui affirmé, à cet époque, avoir abattu par erreur trois avions de combat de ce type à l'aide du système de missiles Patriot fourni par les États-Unis.

Après la frappe, le commandant a décrit une manœuvre de diversion destinée à éviter l'interception : "Après le bombardement, nous avons effectué une manœuvre de diversion... Ils n'ont pas pu nous localiser ni nous intercepter." L'appareil est ensuite revenu sans encombre dans l'espace aérien iranien et a rejoint une base désignée.

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Les autres pilotes de cette mission militaire victorieuse ont raconté leur récit. Un pilote a décrit des explosions continues durant la phase de sortie et a rappelé que la zone cible contenait une forte concentration d'équipements militaires.

Un autre a insisté sur la détermination à mener la mission : "Même si un appareil était perdu, l'autre devait poursuivre la mission. Quoi qu'il arrive, la mission devait être accomplie."

Le commandant a conclu en réaffirmant sa description de la mission comme une frappe éclair menée dans des conditions de risque extrême : "Dans ce type de mission, nos vies ne comptent absolument pas. Les mots"Iran"et"Iranien"sont notre première et dernière priorité", a-t-il ponctué.

Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur dernière offensive d'agression non provoquée contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu le 7 avril après que cette agression a été contrée par au moins 100 vagues de frappes iraniennes de représailles contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.

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