18/06/2026 french.presstv.ir  2min #317476

Les ménages français vont continuer à subir de plein fouet la guerre en Asie de l'Ouest, selon l'Insee

L'Insee a présenté, mercredi 17 juin, des perspectives de croissance en France pour le trimestre en cours et pour l'année, tout en notant que les ménages risquent d'être les principales victimes de la conjoncture actuelle.

Dans une note trimestrielle intitulée "L'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup", l'Institut national de la statistique émet pour la première fois une prévision de croissance annuelle pour 2026 : elle serait de 0,7 % sur la base d'un deuxième trimestre où le PIB croîtrait de 0,3 %. Dans ses prévisions mises à jour lundi, la Banque de France tablait, elle, sur 0,5 %.

Les ménages seront les premiers concernés par un recul du pouvoir d'achat estimé à 0,3 % en 2026. "Les ménages supporteraient la plus grande partie de la facture et leur pouvoir d'achat se comprimerait", indique l'Insee, qui limite ses prévisions à six mois.

 La baisse de la consommation enregistrée en décembre 2025 atteint -0,6 %, selon l'INSEE.

En 2022, l'État "avait mis en place des subventions généralisées à la pompe", remarque l'Insee, alors que cette année, le gouvernement n'a pris que des mesures très ciblées d'aide aux entreprises et aux ménages. Résultat, le "pouvoir d'achat en produits pétroliers" des ménages baisserait de 20 % actuellement par rapport à 2025, exactement comme en 2022.

Une hausse des prix et du chômage

L'Insee prévoit pour fin décembre une hausse des prix de 2,7 % sur un an, contre moins de 1 % avant le conflit en Asie de l'Ouest. Des prix qui pourraient commencer à s'assagir si les tensions retombaient pour de bon, avec un baril à 85 dollars sur le reste de l'année. Mais de toute façon, a souligné Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee, "une partie du choc (inflationniste) va implacablement se diffuser", plutôt dans les produits manufacturés que dans l'alimentation.

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De plus, les salaires en France ne suivent pas pour l'instant, hormis le salaire minimum (SMIC) relevé automatiquement au 1er juin et les primes ponctuelles attendues en fin d'année. Concernant le chômage, l'institut chiffre sur un taux de chômage à 8,4 % en fin d'année, contre 7,9 % fin 2025 et 7,3 % fin 2024.

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