20/06/2026 francais.rt.com  3min #317708

Trump relance sa confrontation avec Meloni et l'accuse de vouloir renouer avec Washington pour sauver sa popularité

Source: AP

La Présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, observe la scène avant une séance de travail lors du sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 17 juin 2026.

Donald Trump a relancé son bras de fer avec Giorgia Meloni en l'accusant d'avoir refusé d'aider les États-Unis contre l'Iran, puis de vouloir renouer avec Washington pour sauver sa cote dans les sondages. La Présidente du Conseil italien a nié ces critiques, rappelant que sa popularité ne dépend pas de lui, mais de la défense des intérêts italiens.

Après la polémique née de ses propos sur une photo au G7, Donald Trump a relancé l'affaire avec une nouvelle déclaration publiée sur Truth Social. Cette fois, le président américain ne s'est pas limité à l'épisode personnel avec Giorgia Meloni. Il a accusé la Présidente du Conseil italien d'avoir refusé d'aider les États-Unis dans le dossier iranien, avant de l'accuser de vouloir se rapprocher de Washington pour améliorer ses sondages.

Dans son message, Trump a de nouveau affirmé que Giorgia Meloni lui avait demandé "encore et encore" une photo lors du sommet du G7 en France. Mais cette accusation sert surtout de point de départ à une critique plus large de la position italienne. Le président américain a déclaré que la popularité de Meloni baissait peut-être parce qu'elle avait "refusé d'aider les États-Unis" au moment où Washington affirmait vouloir empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.

L'Iran, les bases italiennes et l'OTAN au centre des accusations

Le reproche principal de Trump vise le refus prêté à Rome d'autoriser l'utilisation de pistes et d'aérodromes italiens par les forces américaines. Selon lui, cette décision aurait provoqué un "grand inconvénient logistique", malgré les sommes que Washington dit consacrer chaque année à la défense de l'Italie et d'autres "soi-disant alliés de l'OTAN".

Trump a ainsi présenté la position italienne comme une forme d'ingratitude envers les États-Unis. Il a aussi affirmé que Meloni cherchait désormais à redevenir proche de lui seulement après ce qu'il décrit comme une victoire militaire américaine contre l'Iran. "Non merci", a-t-il conclu, en déclarant qu'il ne voulait plus "être ami" avec la dirigeante italienne.

Cette séquence illustre une nouvelle pression de Washington sur ses partenaires européens, régulièrement sommés de s'aligner sur les priorités américaines dans les crises internationales définies par les États-Unis comme stratégiques.

Meloni répond au nom de la "souveraineté italienne"

Giorgia Meloni a répondu en rejetant des attaques qu'elle juge infondées. La Présidente du Conseil italien a qualifié les propos de Trump de "constantes" et "non provoquées", affirmant que sa popularité ne dépendait pas de ses relations avec le président américain, mais de sa capacité à défendre les intérêts nationaux de l'Italie.

Sur la question des bases américaines, Meloni a rappelé que l'Italie restait un État souverain. Elle a expliqué que leur utilisation sur le territoire italien était encadrée par des accords que Rome respecte, mais qui ne peuvent pas être violés tant qu'elle dirige le gouvernement. Elle a ensuite conseillé à Trump de se concentrer sur sa propre popularité.

L'affaire a déjà eu des conséquences diplomatiques. Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a annulé une visite aux États-Unis, estimant que les propos de Trump visaient non seulement Meloni, mais aussi toute l'Italie.

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Commentaire

newsnet 2026-06-20 #15588

la pauvre elle en peut plus