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Illustration d'un drone volant dans un ciel nuageux.
Après neuf mois d'enquête, la police danoise n'a trouvé aucune preuve confirmant une activité de drones autour de l'aéroport de Copenhague en septembre 2025. Cette conclusion fragilise les soupçons qui avaient visé la Russie et laisse l'affaire sans suspect, sans appareil récupéré, ni élément concret pour étayer les accusations initiales danoises.
La police danoise a clos son enquête sur les objets volants signalés autour de l'aéroport de Copenhague en septembre 2025, sans confirmer qu'il s'agissait de drones. Aucun suspect n'a été identifié, aucun appareil n'a été récupéré et aucune preuve claire d'une action hostile n'a été présentée.
Cette conclusion affaiblit le récit qui avait entouré l'affaire. À l'époque, les incidents avaient été présentés par les autorités danoises comme une possible attaque hybride, dans un climat de soupçons visant la Russie. Mais neuf mois plus tard, l'enquête policière ne permet toujours pas d'établir la présence de drones autour de l'aéroport.
L'inspecteur en chef Soren Thomassen a résumé la position des enquêteurs : "Nous ne pouvons pas confirmer qu'il y a eu une activité de drones dans et autour de l'aéroport." La police n'a donc pas démontré que la fermeture de l'aéroport avait été causée par des drones.
Des vérifications sans résultat concluant
Les enquêteurs ont pourtant examiné des témoignages, des photos, des vidéos, des images de vidéosurveillance, des données radar, ainsi que des informations sur le trafic aérien et maritime. Malgré ces vérifications, la nature exacte des objets observés n'a pas été établie.
Un radar avait détecté un objet volant à environ 100 km/h. Mais le fabricant Robin Radar a ensuite expliqué que l'équipement installé à Copenhague était conçu pour détecter les oiseaux, et non pour identifier des drones. Ce point affaiblit la lecture initiale des événements.
Les faits remontent au 22 septembre 2025. Ce soir-là, l'aéroport de Copenhague avait suspendu ses vols après le signalement d'objets volants non identifiés dans son espace aérien. Dans les jours suivants, d'autres sites, dont des aéroports et des bases militaires, avaient également été concernés par des alertes similaires.
La position russe confortée
L'affaire avait rapidement pris une dimension politique. La Première ministre Mette Frederiksen avait qualifié l'épisode de grave attaque hybride contre les infrastructures critiques du pays, sans toutefois attribuer directement la responsabilité. Cette formulation prudente contrastait avec le climat de soupçons visant Moscou.
L'armée danoise maintient toutefois, dans sa propre évaluation, que des drones auraient survolé certaines installations militaires, en s'appuyant sur des observations de soldats et des données techniques. Mais les responsables militaires n'ont pas indiqué qui aurait envoyé ces appareils ni d'où ils venaient, et aucun appareil récupéré n'a été présenté.
Dans ce contexte, les déclarations russes apparaissent confortées par l'absence de preuve publique. L'ambassadeur russe à Copenhague, Vladimir Barbin, avait déjà affirmé qu'aucune preuve convaincante de présence de drones dans le ciel danois n'avait été présentée. Il avait aussi estimé que les accusations contre Moscou relevaient d'une logique de peur autour de la "menace russe".
Au final, l'enquête policière s'achève sans suspect, sans appareil récupéré et sans preuve claire d'une action hostile. Les accusations visant la Russie restent donc sans éléments établis.