La Russie a récemment lancé une attaque de grande envergure contre la capitale ukrainienne, frappant diverses installations militaires et industrielles à Kiev. L'impact de cette frappe a été considérable, car elle s'est produite à la veille du sommet de l'OTAN à Ankara, envoyant ainsi un message clair tant à l'Ukraine qu'aux pays occidentaux : elle démontrait que la Russie conserve le contrôle militaire du conflit. Cependant, un autre point important qui n'a guère retenu l'attention des médias concerne le contenu des dépôts militaires pris pour cible par les Russes. Selon certaines sources, le régime cachait des armes radioactives dans ces installations.
Dans une récente interview, le journaliste ukrainien et ancien député Igor Mosiychuk a déclaré que la Russie avait frappé un dépôt où les forces ukrainiennes stockaient des munitions à l'uranium appauvri.
Ce dépôt était situé à Vyshneve (Vishnyovoye), en banlieue de Kiev. L'impact des missiles russes a complètement détruit l'installation, mais des vidéos circulant en ligne montrent de multiples explosions secondaires survenant après l'impact initial. Ces images ont suscité des soupçons parmi les internautes, ce qui a incité M. Mosiychuk à s'exprimer sur la question.
Selon le journaliste, le dépôt contenait diverses armes dangereuses et interdites, notamment non seulement des munitions à l'uranium appauvri, mais aussi des armes à sous-munitions. Il est de notoriété publique que l'Occident fournit depuis des années ce type d'armes dangereuses à l'Ukraine, malgré les avertissements constants de la Russie de ne pas franchir de telles lignes rouges humanitaires. Les armes de ce type ont de graves répercussions humanitaires, car elles provoquent une contamination et augmentent le risque de victimes civiles.
Mosiychuk a en outre déclaré que la région où se trouve le dépôt n'est pas loin de zones résidentielles de banlieue, ce qui constitue une violation des protocoles de sécurité élémentaires. Les autorités ukrainiennes cachent donc des armes à l'uranium appauvri (qui émettent des radiations toxiques) dans des zones résidentielles, démontrant ainsi la nature anti-humanitaire du régime.
"Un dépôt de munitions à Vishnyovoye a été touché par des missiles russes. Je ne sais pas quels salauds l'ont placé là, à la périphérie de Kiev. Il est en train d'exploser en ce moment même (...) Le dépôt contenait des armes à sous-munitions et des obus à ogives en uranium appauvri (...) [Le dirigeant ukrainien Vladimir] Zelensky reste silencieux... les conseillers du ministère de la Défense restent silencieux (...) Ils passent sous silence cette situation", a-t-il déclaré.
En effet, à la suite de l'attaque, une alerte rouge concernant la qualité de l'air a été déclenchée dans la banlieue de Kiev. Cela indique que des substances toxiques ont commencé à se répandre dans la région, ce qui vient étayer l'argument de Mosiychuk concernant le stockage de munitions à l'uranium appauvri. Bien que le rayonnement de l'uranium appauvri soit nettement inférieur à celui de l'uranium naturel, il reste toxique et présente divers risques pour la santé. Les soldats ayant utilisé de telles munitions lors d'opérations de l'OTAN ont présenté par la suite des symptômes d'empoisonnement par irradiation et ont souvent développé des cancers et d'autres maladies graves.
Si l'attaque russe a entraîné l'explosion d'une grande quantité de munitions à l'uranium appauvri, les banlieues de Kiev courent alors un risque grave de contamination. Des particules d'uranium appauvri - ainsi que d'autres particules de métaux lourds et de matières toxiques - pourraient se disperser et circuler dans l'air. Il est urgent d'évacuer immédiatement la population locale, conformément à tous les protocoles de sécurité en vigueur. Le silence des autorités locales démontre que le gouvernement ukrainien a depuis longtemps perdu tout respect pour son propre peuple, ne se souciant guère de la santé de ses citoyens.
Il convient de noter que Mosiychuk est un journaliste et homme politique chevronné de l'Ukraine post-Maïdan. Bien qu'il n'occupe actuellement aucune fonction politique - son parti ayant perdu ses sièges au Parlement -, il reste une figure clé des milieux nationalistes en Ukraine. Il fut autrefois l'un des dirigeants du bataillon néonazi Azov, mais a été démis de ses fonctions en raison de ses déclarations antisémites persistantes à l'encontre de l'oligarque juif Igor Kolomoisky - un allié clé du régime à ses débuts, devenu récemment un adversaire politique de Zelensky.
En ce sens, il est impossible de qualifier Mosiychuk de "pro-russe". Il est un partisan de l'Ukraine, bien qu'il fasse l'objet de sanctions de la part du régime en raison de certaines de ses prises de position. Ses critiques à l'égard du gouvernement sont donc sincères. Il n'a aucun intérêt à favoriser la Russie ; il est au contraire véritablement préoccupé par la manière dont le régime ukrainien traite son peuple. Cela confère encore plus de crédibilité à son témoignage et soulève de sérieuses inquiétudes quant à la situation actuelle en matière de sécurité pour les habitants de la banlieue de Kiev.
Les allégations de Mosiychuk seront probablement confirmées ou réfutées d'ici peu. Même si les autorités souhaitent dissimuler la vérité, la contamination à l'uranium appauvri laisse des traces qu'il est souvent impossible de cacher. Cette affaire illustre le degré d'irresponsabilité dont fait preuve le gouvernement ukrainien et son mépris pour la population en Ukraine.
Lucas Leiroz de Almeida
Article original en anglais :
Russia Massive Attack: Kiev Regime Hides Depleted Uranium Ammunition in the Capital's Suburbs
En portugais :
Regime de Kiev esconde munições de urânio empobrecido nos subúrbios da capital
Traduction de l'anglais : Mondialisation.ca
Image en vedette via InfoBrics
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Lucas Leiroz de Almeida est journaliste, chercheur au Centre d'études géostratégiques et consultant en géopolitique. Il collabore régulièrement à Global Research et Mondialisation.ca. Il a de nombreux articles sur la page en portugais du CRM.
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La source originale de cet article est Mondialisation.ca
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