L'Iran a appelé le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l'agression militaire américaine contre le pays. Il affirme qu'il se réserve le droit, en vertu du droit international, de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux si l'ONU n'agit pas.
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et au président du Conseil de sécurité, vendredi 17 juillet, le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a déclaré que les États-Unis menaient de nouvelles attaques militaires contre l'Iran, en ciblant les infrastructures civiles dans le sud du pays. Il a exhorté le Conseil de sécurité à assumer sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales conformément à la Charte des Nations Unies.
Selon la lettre, les dernières frappes ont été menées tard dans la nuit du 16 au 17 juillet, visant plusieurs sites dans la province de Hormozgan, au sud de l'Iran. Les attaques ont endommagé les infrastructures de transport civiles, notamment plusieurs ponts, routes et la gare de Bandar Abbas, perturbant le trafic ferroviaire et l'activité commerciale.
Le diplomate iranien a ensuite déclaré que l'effondrement de l'un des ponts visés avait provoqué la chute d'un véhicule civil, faisant sept morts et neuf blessés parmi les civils.
Il a également indiqué qu'une frappe distincte dans un quartier résidentiel de Bandar Abbas avait tué un civil et en avait blessé huit autres.
D'autres explosions ont été signalées près de l'île de Qeshm, ainsi qu'à Bandar Lengeh et Sirik, selon la lettre.
M. Iravani a ajouté que, selon les chiffres officiels publiés par le ministère iranien de la Santé, plus de 400 personnes avaient été blessées depuis début juillet dans des attaques militaires américaines.
La lettre précise que 43 personnes ont été tuées du 1er au 17 juillet, dont des femmes et un enfant, tandis que des dizaines d'autres sont hospitalisées dans un état critique.
L'ambassadeur iranien a par ailleurs souligné que le ciblage répété de biens civils et de réseaux de transport essentiels constituait une violation du droit international humanitaire et un crime de guerre.
Il a également déclaré que ces attaques violaient l'article 2(4) de la Charte des Nations Unies, qui interdit la menace ou l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique des États.
Un rapport de Reuters estime que l'Iran ne devrait pas changer de cap, mais plutôt durcir sa position.
"L'Iran renouvelle avec insistance son appel au Conseil de sécurité pour qu'il s'acquitte de sa responsabilité première en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales en vertu de la Charte, qu'il prenne des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin à l'agression américaine et pour garantir que les États-Unis rendent des comptes pour toutes les violations graves commises", a-t-il écrit.
Le diplomate iranien a également averti que la poursuite des attaques militaires américaines constituait une grave menace pour "la paix et la sécurité internationales, la liberté de navigation, la stabilité régionale et la sécurité dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz".
En conclusion, M. Iravani a déclaré que si les Nations Unies et le Conseil de sécurité continuaient de ne pas prendre de mesures efficaces, l'Iran se réserverait "son droit inhérent, en vertu du droit international, de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté, son intégrité territoriale, son peuple et ses intérêts nationaux vitaux".
