L'armée de la République islamique d'Iran a ciblé deux bases américaines importantes au Koweït en représailles aux frappes aériennes meurtrières des États-Unis sur les infrastructures civiles, notamment les ponts du pays
Le département des relations publiques de l'armée iranienne a annoncé, ce dimanche 19 juillet, avoir lancé des drones explosifs contre le dépôt de munitions de l'armée américaine dans le camp militaire d'al-Adiri, ainsi que contre des systèmes de missiles Patriot et des radars de surveillance aérienne appartenant aux forces de l'armée américaine terroriste dans la base aérienne d'Ali Al Salem.
Situé à environ 104 kilomètres des frontières iraniennes, le camp militaire d'al-Adiri constitue un important centre de soutien logistique et de reconstitution des forces américaines, a-t-elle ajouté, précisant que toute perturbation sur cette base aurait un impact significatif sur les opérations de soutien logistique de l'armée américaine dans la région.
La base aérienne d'Ali Al Salem est, quant à elle, la principale plateforme de transport aérien et une porte d'entrée majeure pour le déploiement des forces militaires en Asie de l'Ouest; elle joue un rôle central dans la stratégie militaire et logistique du régime agresseur américain dans la région.
L'armée iranienne a condamné les attaques criminelles de l'ennemi contre des ponts, des infrastructures et des installations civiles du pays, ainsi que le meurtre de personnes innocentes.
"Si Dieu le veut, sous les directives de l'imam Khamenei et grâce à l'unité et à la solidarité de nos forces armées dévouées, de notre nation inébranlable et de notre gouvernement engagé, nous contraindrons l'ennemi perfide à battre en retraite."
Pendant huit nuits consécutives, l'armée terroriste américaine a mené des vagues de frappes destructrices sur l'Iran et imposé un blocus aux ports du pays, en violation flagrante du mémorandum d'entente d'Islamabad. Elle a commis des crimes de guerre en ciblant délibérément des installations civiles et en tuant des dizaines de personnes.
Cette escalade survient après que la marine iranienne a empêché le passage illégal de navires à travers le détroit d'Ormuz, encouragé par les États-Unis et en violation d'une clause du mémorandum d'entente négocié par le Pakistan et signé le 17 juin, laquelle reconnaît le droit de l'Iran à réglementer le transit maritime à travers le détroit stratégique d'Ormuz, une voie de passage essentielle par laquelle transite près d'un cinquième de la demande mondiale en pétrole.
Le mémorandum d'Islamabad exige la cessation définitive des hostilités sur tous les fronts et comprend l'engagement des deux parties à poursuivre les négociations en vue d'un accord final dans les 60 jours suivants.
