
Par Larry C. Johnson, le 27 juillet 2026
La photo ci-dessus nous rappelle que les guerres en Ukraine et en Iran ne sont pas nécessairement des conflits distincts. Les États-Unis sont au cœur des deux conflits, et une propagation des hostilités n'est pas à exclure. L'attaque par drone menée samedi par l'Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne constitue, à mon sens, une tentative désespérée de Zelensky pour plaire à Donald Trump et montrer sa volonté de sacrifier davantage d'Ukrainiens dans une guerre qui n'a absolument rien à voir avec l'Ukraine. Comme vous pouvez le lire dans la légende de l'image ci-dessus, l'Iran se préparerait à frapper l'Ukraine avec un ou deux missiles. Si cela se produit, je pense que l'Iran s'en prendra à des cibles à Odessa.
Par ailleurs, certains indices laissent penser que le Pakistan et le Qatar s'efforcent de relancer le protocole d'accord désormais caduc. Les dernières informations d'Interfax constituent un indice :
"Benjamin Netanyahou a informé les ministres de son gouvernement que les États-Unis insistent pour que les troupes israéliennes se retirent de Syrie, du Liban et de la bande de Gaza, selon Channel 13, qui cite une source bien informée.
"D'après la source de la chaîne de télévision, Washington souhaite que les Forces de défense israéliennes procèdent à une 'série de retraits' sur trois fronts, mais ne précise pas s'il s'agit d'un retrait complet ou partiel des troupes".
Ce qui indique que les Iraniens insistent, comme condition préalable à la relance du protocole d'accord, pour que le premier paragraphe de ce protocole - désormais caduc - soit respecté, c'est-à-dire qu'Israël se retire du Liban et de Gaza. Alors que Netanyahu affirme qu'il s'opposera fermement à Donald Trump, la dépendance d'Israël aux États-Unis pour ses importations de diesel et de kérosène, deux produits essentiels, confère à ce dernier une influence décisive sur Netanyahu et Israël.
Comme je l'ai évoqué dans mon article précédent, les États-Unis sont confrontés à une pénurie croissante de missiles de précision et à des turbulences économiques grandissantes dues aux pénuries de gazole et de kérosène, elles-mêmes consécutives au manque de brut lourd. Jusqu'à présent, l'administration américaine a pu, en puisant dans la Réserve stratégique de pétrole, différer les répercussions économiques du choc des prix en forte hausse provoqué par l'interruption des livraisons de pétrole en provenance du golfe Persique.
Trump est réticent à admettre que les États-Unis ne peuvent recourir à la force militaire pour contraindre l'Iran à se plier à leurs exigences. Mais les avertissements du chef d'état-major interarmées - le général Dan Caine - et de l'amiral Cooper du CENTCOM concernant les limites de la puissance américaine et la pénurie potentielle de systèmes d'armes essentiels qui pourraient s'avérer nécessaires face à la Chine ou à la Russie ont joué un rôle crucial dans la décision de Trump de remettre le protocole d'accord en œuvre.
Je devrais y voir plus clair sur cette question d'ici lundi midi et j'aborderai les dernières informations concernant le Protocole de transition demain après-midi.
Traduit par Spirit of Free Speech