
Par PressTV, le 28 juillet 2026
Le quartier général central Khatam al-Anbiya a qualifié d'"illégale" la récente annonce du président américain Donald Trump proposant d'indemniser des États et des entités pour les dommages essuyés par leurs navires dans le golfe Persique au moyen des avoirs iraniens gelés à l'étranger.
Le quartier général central Khatam al-Anbiya, chargé de coordonner les forces armées iraniennes en période de guerre et de crise, a averti que les propriétaires de navires acceptant une telle indemnisation en subiront les conséquences.
"En mettant en garde le président américain criminel contre les répercussions de cet acte illégal, nous annonçons à toutes les sociétés et à tous les pays qui accueilleraient favorablement la proposition de Trump et accepteraient, sous ce prétexte, des avoirs iraniens gelés, qu'à compter de ce jour, les forces armées de la République islamique d'Iran n'autoriseront plus aucun de leurs navires à transiter par le détroit d'Ormuz", lit-on dans ledit communiqué.
En outre, le texte affirme que les dommages essuyés au cours de ces derniers mois par des cargos et des pétroliers sont la conséquence directe de l'insécurité provoquée par la présence militaire américaine dans la région.
D'après le communiqué, les navires touchés ont enfreint les protocoles de navigation établis par la République islamique d'Iran pour une circulation sûre dans le détroit d'Ormuz et ont choisi d'emprunter la voie méridionale "illégale et dangereuse".
Pétroliers et cargos dans la mer d'Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d'Ormuz à la mer d'Oman, le 16 juin 2026. © AP
Les menaces américaines contre les navires iraniens ne resteront pas sans réponse
À noter que l'Iran a instauré un contrôle strict du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz dès les premiers jours de l'agression américano-israélienne lancée contre le pays le 28 février.
Le mois dernier, Téhéran a accepté d'assouplir progressivement ces restrictions dans le cadre d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan et signé par l'Iran et les États-Unis, destiné à mettre un terme définitif aux hostilités et à obtenir la levée des sanctions imposées au pays.
Toutefois, les contrôles et inspections dans le détroit d'Ormuz ont été de nouveau renforcés après que les États-Unis ont manqué à leurs engagements au titre de cet accord qui confiait exclusivement à l'Iran la responsabilité du contrôle du détroit.