09/08/2026 ssofidelis.substack.com  7min #322719

Les 40 jours de terrorisme anti-russe prennent fin avec l'échec stratégique de l'Otan

Par  Strategic Culture Foundation, éditorial du 7 août 2026

Le terrorisme de l'OTAN a tout mis en œuvre contre la Russie, à l'exception des armes nucléaires, et pourtant, il fait face à son échec et une impasse stratégique.

Cette offensive était censée forcer la Russie à accepter les conditions de cessez-le-feu imposées par l'OTAN. Ou plus exactement une ruse tactique destinée à donner un peu de répit à l'OTAN pour réapprovisionner l'arsenal ukrainien et reprendre des hostilités accrues contre la Russie.

Cependant, cette manœuvre s'est retournée contre ses auteurs, la Russie frappant plus fort que jamais les lignes arrière ukrainiennes et de l'OTAN, remportant des victoires décisives sur le champ de bataille. Quelque chose de bien plus puissant a émergé : la détermination inébranlable des dirigeants et du peuple russes à aller jusqu'au bout pour remporter la victoire en éradiquant le régime "OTAN-nazi". Les conséquences pourraient bien avoir une portée considérable, depuis la fin de l'Ukraine en tant qu'État artificiel jusqu'au naufrage de l'OTAN, voire de l'Union européenne, en tant qu'entité en faillite et belliciste.

L'alliance militaire occidentale et son mandataire ukrainien sont dans une impasse, une véritable "désolation stratégique". Ils ont joué la carte du terrorisme, et c'est un échec cuisant. À présent, ils n'ont plus aucune carte à jouer, pour reprendre ironiquement les propos du président américain Donald Trump.

Fin juin, le président fantoche ukrainien Volodymyr Zelensky a fait une annonce fracassante : son régime allait intensifier les frappes aériennes longue portée contre la Russie. Il disait vouloir mener une campagne de 40 jours destinée à forcer Moscou à accepter un cessez-le-feu immédiat le long des lignes de front désormais figées.

Ce n'était pas l'idée de Zelensky. Il n'a fait qu'annoncer un plan conçu par ses commanditaires de l'OTAN. Quelques jours plus tard, il était l'invité du sommet annuel de l'OTAN à Ankara, au cours duquel les leaders de l'alliance, Trump compris,  ont soutenu la tactique ukrainienne consistant à tenter de faire plier la Russie à coups de drones. Selon le calcul cynique derrière cette stratégie, l'escalade de violence pousserait Moscou à négocier selon les conditions imposées par l'Occident.

Cette campagne de 40 jours devrait être appelée par son nom, soit une campagne de terrorisme d'État. L'Union européenne est également complice. Le prêt de 90 milliards d'euros qu'elle a accordé à l'Ukraine en début d'année était destiné à intensifier les livraisons par l'OTAN de drones longue portée capables de frapper en profondeur le territoire russe. Des centaines de drones ont été lancés quotidiennement sur la capitale russe et dans de nombreuses régions, visant des infrastructures pétrolières, des entreprises commerciales, et des civils. L'objectif était de détruire l'économie russe et miner le soutien de la population à son gouvernement.

La plupart des drones ont été interceptés par les défenses aériennes russes. Néanmoins, nombre d'entre eux ont atteint leurs cibles, causant des dégâts considérables aux raffineries de pétrole et aux entrepôts de distribution au détail. Ils sont estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Pire encore, les drones fournis par l'OTAN et guidés par les services du renseignement occidentaux ont tué plus de 100 civils,  dont des dizaines d'enfants. Le 3 août, dernier jour de cette campagne terroriste de 40 jours, un drone  s'est abattu sur une plage bondée de la côte russe de la mer Noire, tuant sept personnes, dont quatre enfants.

Avec une déformation écœurante de la réalité, les médias occidentaux ont à peine rendu compte de ces crimes, mais ont publié cette semaine une multitude de  reportages sensationnalistes alléguant que la Russie organiseraient des "safaris humains" en traquant des civils ukrainiens à l'aide de drones. Ces accusations font suite à la diffusion d'une vidéo montrant un vendeur de rue à Kherson poursuivi par un drone qui a fini par piquer sur lui et exploser. Selon les médias occidentaux, cette vidéo provenait de la police ukrainienne. Il ne fait guère de doute qu'il s'agissait d'une attaque sous faux drapeau orchestrée par le régime de Kiev pour noircir l'image de la Russie. Les preuves accablantes montrent que c'est bien le régime soutenu par l'OTAN qui traque les civils, comme en témoignent les victimes russes.

Loin de forcer la Russie à plier, les tactiques terroristes de l'OTAN ont eu pour effet de la renforcer. Certes, les multiples frappes contre l'industrie pétrolière ont entraîné des perturbations dans l'approvisionnement en carburant, notamment dans la péninsule de Crimée. Mais l'objectif de détruire l'économie russe est loin d'avoir été atteint.

Sur le plan militaire, la Russie a considérablement intensifié ses représailles aériennes sur les bases de fabrication de drones ukrainiens et de l'OTAN, et sur leurs réseaux d'approvisionnement. Au cours de la semaine dernière, les missiles et drones russes ont pilonné des centres de pouvoir militaires sans rencontrer la moindre résistance de la défense aérienne adverse. Submergée par la puissance de feu russe, l'Ukraine est à court d'intercepteurs Patriot, et Trump a déclaré cette semaine à Zelensky qu'il ne peut plus en fournir davantage, car les États-Unis doivent préserver leurs stocks désormais déficitaires depuis la dernière guerre contre l'Iran.

Moscou a déclaré que ses frappes ne ciblent pas les civils. Malheureusement, des civils sont tués, même si leur nombre relativement faible indique que la Russie cherche à leur éviter toute perte civile. Ce qui fait la différence, c'est que la Russie n'attaque pas délibérément les civils. Par contre, le régime soutenu par l'OTAN mène des attaques préméditées sur les maisons, les plages, les bus, les universités et les terrains de jeux pour terroriser la population.

Côté russe, on observe une amélioration qualitative du renseignement, car les frappes avec des missiles balistiques et hypersoniques s'en prennent désormais implacablement aux approvisionnements et à la logistique de l'OTAN. L'Ukraine est également coupée des approvisionnements de l'OTAN en provenance de la mer Noire depuis les  frappes russes sur les ports d'Odessa et de Nikolaïev.

Sur le terrain, l'armée russe a enregistré d'importantes percées territoriales dans le Donbass après la libération de Konstantinovka, un site défensif clé de l'OTAN, au début du mois de juillet. Des progressions ont également été remarquées dans d'autres régions, notamment à Soumy, Kharkiv, Kherson et Zaporijia.

Lorsque Zelensky a fait part de sa campagne de 40 jours, les leaders occidentaux et les médias, grisés par la supposée victoire de l'Ukraine sur la Russie, étaient en véritable extase. Cette euphorie s'est depuis quelque peu dissipée, chacun prenant discrètement conscience que le dernier "succès" annoncé n'était rien d'autre qu'une nouvelle supercherie. À l'instar de la malheureuse incursion de Koursk  lancée il y a deux ans cette semaine en 2024, et des précédentes déclarations présomptueuses sur les "armes miracles" de l'OTAN censées changer la donne, l'euphorie est toujours de courte durée et les champions occidentaux tentent de se remettre de leur douche froide.

Loin de s'incliner, le peuple russe se montre plus fort que jamais. Sa détermination à porter un coup fatal au régime néonazi soutenu par l'OTAN en Ukraine s'en trouve même accrue. L'image des familles endeuillées a conforté la Russie dans sa détermination à éradiquer le fléau qui ronge la nation.

Ce fléau, né sous le régime nazi allemand, a été ressuscité par l'alliance occidentale de l'OTAN. Un cessez-le-feu avec un tel ennemi est impensable. Seule son éradication totale est envisageable et pertinente.

Le terrorisme de l'OTAN a échoué. Elle a tout tenté contre la Russie, à l'exception du nucléaire, et pourtant, elle se retrouve à court de stratégies, dépassée et à bout de souffle. À court d'idées et à court d'armes.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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