20/08/2026 palestine-solidarite.fr  4min #323909

Le cirque de l'été politique français, épisode 1 : condamnation, démission et mauvaise option

Le cirque de l'été politique français, épisode 1 : condamnation, démission et
mauvaise option [photo d'illustration] - Source: Gettyimages.ru

Par RT

Source :  RT

L'été touche à sa fin, l'occasion de faire le bilan des aventures estivales des politiques français. Entre incompétence, ridicule et faux semblants, Alexandre Regnaud est sans parti pris et en a pour tout le monde, de droite à gauche et de gauche à droite.

Après avoir révélé une coupe budgétaire supplémentaire de 3 milliards de coupe budgétaire supplémentaire sur la sécurité sociale, portant le total à 9 milliards, l'été politique français commence effectivement le lendemain, le 7 juillet, avec l'annonce de la condamnation de Marine Le Pen.

Elle est certes reconnue coupable, mais comme la justice est bien faite, ou plutôt comme on peut lui faire faire à peu près ce que l'on veut, elle pourra quand même se présenter à l'élection présidentielle.

Sa candidature est annoncée dans la foulée au journal de 20 heures, et tant pis pour Jordan Bardella, qui se voyait déjà en haut de l'affiche et une coupe de champagne à la main sous les dorures de la République. Il devra continuer à faire la queue au Parlement européen pour serrer la main de Zelensky entre deux tribunes pro-OTAN ou pro-ukrainienne de ses bras droits. Le champagne restera celui des restaurants hors de prix et des carrés VIP qui siéent davantage à son mode de vie.

Si l'on considère que tout ici est question de choix du pouvoir en place, c'est finalement Marine Le Pen qui lui aura été préférée. Le fait est que le pouvoir, que l'on reprendra d'une manière générale à ce centre mou qui va des LR au PS en orbite autour de Macron, a besoin de la présence du candidat du RN au second tour pour mettre en place toute la machine de propagande habituelle et garantir le "barrage" qui apportera la victoire à son propre candidat, quel qu'il soit. L'idée a été mise en place par Mitterrand et fonctionne depuis Chirac en 2002. Bardella n'a sans doute pas été jugé assez mûr (dans tous les sens du terme) pour être crédible, malgré tous les gages de soumission donnés. Marine Le Pen reste plus sûre en "sparring partner" du système.

Elle commence d'ailleurs bien sa campagne, en reprenant comme slogan "la renaissance", soit le nom de la liste des macronistes aux dernières élections européennes et celui du parti dirigé par Gabriel Attal. On fait difficilement message subliminal plus limpide. Même si l'amateurisme n'est jamais à écarter, la communication étant gérée par la fille de son proche conseiller, qui est lui-même le mari de sa sœur. On reste en famille, et autant pour la méritocratie et pour la compétence.

L'été avance, entre vagues de chaleur et feux de forêt, et un nouveau psychodrame se met en place le 21 juillet autour de la loi dite "d'urgence agricole". On s'amusera du caractère d'urgence, puisque la loi est supposée répondre aux mobilisations d'agriculteurs commencées en... 2024. L'urgence ici est donc plutôt l'approche de l'élection présidentielle.

En gros, le texte prévoit de revenir sur quelques aberrations des politiques dites "environnementales", afin de perturber un petit peu moins la concurrence entre nos agriculteurs et... quasiment tout le reste de la planète.

Le cœur du problème n'est bien entendu pas abordé, puisque les traités de libre-échange européens avec des espaces quasiment dérégulés ne sont pas remis en cause, et que même dans les mesures proposées, certaines sont à peine compatibles avec le droit européen et seront à coup sûr remises en cause très rapidement.

Mais au-delà du fait qu'on se moque en vérité ici du sort des agriculteurs en leur passant simplement un peu de pommade, où est le psychodrame ?

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