28/11/2010 2 articles owni.fr  21min #45717

 Live Statelogs: Wikileaks might reveal 250,000 diplomatic files

Live Statelogs: Un nouveau monde?

Lors de la publication des Warlogs irakiens, WikiLeaks  nous avait directement contacté pour fournir l'application qui permettait de naviguer à travers les rapports de situation écrits par l'armée américaine. Cette fois-ci, à quelques heures d'une fuite de mémos diplomatiques qui pourrait être la plus importante de l'organisation, nous sommes dans une situation qui ne nous rend pas dépendants d'une clause de confidentialité. Les mains libres, nous sommes accompagnés par  Slate.fr et  Lesoir.be, partenaires de l'application que nous avons développé, et qui sera en ligne dès dimanche. A partir de lundi, ils mobiliseront leurs équipes pour nous aider à disséquer les documents les plus intéressants.

Les équipes d'OWNI ont convenu d'appeler cette opération #Statelogs.

Voici notre récit, notre travail journalistique, augmenté du travail des développeurs et de nos partenaires.

 Check our english version of this article

[13h02] Le New-York Times aurait briefé la Maison Blanche

Dans un article intitulé  "Wikileaks déshabille la diplomatie US", Alain Lallemand, notre confrère du Soir.be avec qui nous collaborons sur ce dossier, analyse les enjeux de cette nouvelle fuite. Il revient aussi sur les raisons pour lesquelles "le New York Times, partenaire historique de Wikileaks, aurait briefé dès lundi dernier la Maison Blanche sur la nature des documents qui vont fuir."

[12h16] Les StateLogs pourraient contenir des informations concernant la corruption en Asie centrale

 Reuters révèle que les documents bientôt publiés pourraient contenir des informations sensibles sur des contrats frauduleux en Russie, Afghanistan, et dans les républiques d'Asie centrale. Des responsables américains auraient affirmé que ces révélations seraient "suffisamment importantes pour mettre sérieusement les gouvernements concernés dans l'embarras".

[11h51] Des alternatives à Wikileaks existent

Il n'est plus possible de transmettre des documents à Wikileaks depuis plusieurs semaines, ce qui encourage les initiatives similaires. L'une d'entre elles est  le service allemand Pivacy Box, qui permet de transmettre messages et informations anonymement. Depuis quelques semaines, nous avons ouvert une adresse, à toute fin utile:

 privacybox.de

[11h42] La publication des documents serait prévue pour 22h30

Nous l'avions évoqué  hier soir à l'AFP : l'heure de diffusion "officielle" des documents pourrait être de 22h30, comme le laisse entendre  le Spiegel sur sa page d'accueil en précisant que l'édition numérique du magazine sera exceptionnellement disponible à cette heure. On peut néanmoins envisager que des fuites aient lieu tout au long de la journée.

10h30: Le Département d'Etat écrit à Julian Assange

Nous ne nous engagerons pas dans des négociations concernant la publication et la dissémination d'informations classifiées sur le gouvernement américain, obtenues illégalement. Comme vous le savez, si une partie des informations que vous vous apprêtez à publier a été fournie par des fonctionnaires du gouvernement, ou tout autre intermédiaire bénéficiant d'une autorisation, ces informations auront été fournies en violation de la loi américaine et sans considération pour les conséquences d'un tel acte.

 C'est ce qu'écrit Harold Koh, l'un des adjoints d'Hillary Clinton au sein du Département d'Etat, dans un courrier transmis à Julian Assange et son avocat. Selon la presse australienne, cette lettre aurait été envoyée dès mercredi, pour anticiper la manoeuvre de WikiLeaks. En outre, Koh souligne le "danger" que fait courir l'organisation aux personnes mentionnées dans les mémos.

[10h15] Un nouvel éclairage sur l'attentat de Lockerbie? Par ailleurs, le tabloïd britannique croit savoir que les mémos mettent en lumière un vieil incident diplomatique entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni, consécutif à l'attentat de Lockerbie, en 1988.

10h: Mandela mentionné

A en croire le Daily Mail, Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain et héros de la réconciliation nationale,  serait cité dans les Statelogs américains. Il y serait vivement critiqué, en compagnie d'autres leaders pas toujours recommandables, tels que le président du Zimbabwe Robert Mugabe, son homologue afghan Hamid Karzai, ou le despote libyen Mouammar Khadafi.

Dimanche, 9h45: Quand la Pravda joue la diplomatie

Même si elle n'est plus ce quotidien soviétique inféodé au Parti communiste pendant huit décennies, la Pravda ne se détache pas de cette image de presse d'Etat. Et pourtant, sur son site internet, dans une tribune titrée  "WikiLeaks and Washington: So What?", la rédaction russe prend non seulement la défense de l'organisation de Julian Assange, mais elle joue la carte de l'apaisement avec l'administration américaine:

Ce n'est pas le bon moment pour critiquer gratuitement Washington. A un moment où la communauté et l'économie internationales ont besoin de se rassembler, il est temps de réparer les clôtures, de bâtir des ponts, et d'accueillir la nouvelle posture du président Obama, élu massivement par les citoyens des Etats-Unis.

22h30: Une publication au compte-goutte?

Dans le Telegraph, une source britannique affirme que les Statelogs pourraient être "plus embarrassants que dangereux [...] pour le précédent gouvernement travailliste", en précisant que les documents  devraient être publiés "par lots" et "au goutte à goutte" tout au long de la semaine.

22h: On a retrouvé l'article du Spiegel

Si vous souhaitez consulter l'article sur le déroulé des opérations dépublié par le Spiegel, vous pouvez le retrouver  ici.

[21h30] Le cofondateur de Wikipedia apostrophe WikiLeaks. Via Twitter, Larry Sanger, cofondateur de Wikipedia, [s'en prend directement] à la démarche de WikiLeaks (la suite [dans un second tweet]):

En ma qualité de cofondateur de Wikipedia, je vous considère comme des ennemis des Etats-Unis - pas seulement du gouvernement - mais aussi du peuple. Ce que vous nous faites subir est irresponsable et ne saurait être excusé par des prêches sur la liberté d'expression ou la transparence.

(MàJ de 10h40: Un de nos internautes apporte un éclairage intéressant sur la position de Sanger: "À propos de la réaction de Larry Sanger sur Twitter, il est bon de rappeler que cet individu, en dépit de la mise en avant de sa qualité de "co-fondateur de Wikipédia" - il oublie au passage sa qualité de fondateur de Citizendium, qu'on nous présentait un peu partout comme devant tailler des croupières à ladite Wikipédia, on a vu le flop qui en a résulté... - ne saurait en aucune façon se présenter, même implicitement, comme pouvant parler au nom de la communauté des contributeurs de Wikipédia.")

21h15: Obama dans l'oeil du cyclone?

Dans le Telegraph, Toby Harnden, le correspondant du quotidien britannique à Washington, se demande si les Statelogs ne vont pas  mettre à mal l'image de "nice guy" de Barack Obama. Ainsi, le journaliste évoque "un danger pour la politique extérieure des Etats-Unis", à travers des jugement peu amènes sur l'ex-Premier ministre britannique Gordon Brown et son successeur, David Cameron.

Cette fuite pourrait s'avérer d'autant plus compliquée à gérer pour le locataire de la Maison Blanche que sa côte de popularité est au plus bas, et que la politique extérieure est le seul atout qu'il n'a pas encore abattu:

Dans une série de discours, il a cultivé une position qui consiste à s'excuser pour les actions passées des Etats-Unis, en promettant une Amérique plus aimable, plus gentille.

20h45: La France critiquée

D'après le Daily Mail, la France [pourrait bien être vexée] lorsqu'elle aura pris connaissance des rapports la concernant, échangés entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. S'exprimant dans les colonnes du tabloïd, un officiel britannique souligne le consensus contre les Français:

Se plaindre des Français était presque devenu un sport.

[20h40] La Pologne prévenue. D'après Polska Agencja Prasowa, l'agence de presse polonaise, la Pologne  aurait également été contactée par le Département d'Etat.

[20h30] 85% d'opinions favorables.  Après avoir demandé à ses internautes si WikiLeaks devait sortir les Statelogs, le site de la télévision canadienne CBC offre les premiers résultats sur un panel suffisant en valeur absolue: au total, 84,62% des votants (soit près de 50.000 votes) se montrent favorables, contre 11,54% d'opinions négatives (6.705 voix).

[20h15] Jeff Jarvis s'interroge. Curieux, le journaliste américain [se demande] "à quoi ressemblerait la diplomatie si elle se déroulait dans la sphère publique", avant d'ajouter: "Nous le saurons bientôt".

[20h] Un journaliste du Guardian s'avance. Sur son compte Twitter, David Leigh, journaliste au Guardian, [annonce l'imminence] de la publication des Statelogs:

The truth about the #wikileaks cables is going to come out in the #guardian soon.
- La vérité à propos des mémos de WikiLeaks sortira bientôt dans le Guardian.

 newsnet_45717_ThereIsNothingNew-e1290887631334.jpg19h30: SIPRNET, qu'est-ce que c'est?

Evoqué par le Spiegel,  le réseau SIPRNET (pour Secret Internet Protocol Router Network) est le système qui permet aux employés du Département d'Etat et du Département de la Défense américains de communiquer entre eux des informations potentiellement sensibles. En ce sens, ce réseau interconnecté assure la confidentialité des communications jusqu'au niveau de classification "secret". Aussi Global Security nous apprend-il que le réseau est utilisé pour transmettre des documents "SECRET NOFORN" (Secret - Not Releasable to Foreign Nationals, Secret - à ne pas divulguer à des pays tiers)

Depuis sa généralisation au milieu des années 90, SIPRNET s'est démocratisé au sein de l'administration, au point de devenir le canal standard pour l'échange de données.

[18h50] Lesoir.be lance un Storify.  Sur un blog dédié, Lesoir.be propose de suivre le dévoilement des "secrets de l'Amérique". Par l'intermédiaire d'un Storify, nos partenaires reprennent des extraits de notre live-blogging pour y ajouter des éléments de contexte.

18h15: "Discréditer les Etats-Unis"

 Sur la BBC, Sir Richard Dalton, ex-ambassadeur du Royaume-Uni en Iran, explique que les Statelogs pourraient "causer des dommages considérables" aux parties concernées. Parce que le travail des diplomates consiste à rendre compte de réalités pas toujours élégantes, "cela peut vous sauter au visage", explique-t-il. Il rappelle en outre que par le passé, la publication de rapports diplomatiques britanniques a pu "affecter les relations avec certains pays pendant des mois, voire des années". De son côté, John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, affiche son inquiétude:

J'ai peur que cette manoeuvre ne vise qu'à discréditer les Etats-Unis, et je crains qu'elle n'y parvienne.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version  ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

[17h50] L'Inde aussi concernée. Selon The Economic Times, qui cite P.J. Crowley, le porte-parole du Département d'Etat, l'Inde aurait été contactée par les Etats-Unis.

17h45: Entre 500 et 1.000 documents sur la France

Selon nos sources, entre 500 et 1.000 mémos concerneraient directement la France. Par ailleurs, les rédactions partenaires devraient publier le fruit de leurs investigations dimanche à 22h30.

[17h30] La Chine aurait également été contactée. D'après la télévision hongkongaise RTHK, les équipes d'Hillary Clinton  auraient contacté les autorités chinoises pour prévenir les effets de la fuite. La Secrétaire d'Etat se serait même entretenue personnellement au téléphone avec le ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi.

17h: Der Spiegel fournit les détails

Partenaire de WikiLeaks depuis les Warlogs afghans, le magazine allemand Der Spiegel prend l'initiative de publier les  repères chiffrés des Statelogs (MàJ de 17h55: l'article a été dépublié par Der Spiegel):

  • 251.287 mémos diplomatiques seront publiés (ce qui corrobore la thèse initiale)
  • Parmi ceux-ci, 8.000 documents sont des directives du Département d'Etat américain
  • Cinq rédactions sont partenaires: New York Times, Der Spiegel, le Guardian, El Pais et Le Monde
  • 15.652 mémos sont classifiés "secret"
  • 2,5 millions de fonctionnaires américains ont accès au système SIPRnet

Voici une visualisation de la distribution géographique des mémos selon une capture d'écran du site de Der Spiegel à 17h:

Samedi, 16h30: OWNI ouvre le bal

 newsnet_45717_Ascesseur.StateLogs1-e1290869110701.jpgD'ici quelques heures, en cliquant sur cette image, vous pourrez accéder à notre application

Samedi, 16h15: Les méandres de l'information classifiée

Sur son compte Twitter, Mike Allen, le correspondant de Politico à la Maison Blanche, [répercute la position officielle] du gouvernement américain:

Il n'y a pas un seul document top secret dans la fuite de WikiLeaks. Tous sont classifiés au niveau secret.

A deux détails près: quand les Warlogs détaillaient la guerre au ras du sol, les mémos diplomatiques s'adressent aux décideurs; et contrairement aux précédentes publications, cette nouvelle livraison concerne plus de parties, plus d'Etats, et démultiplie le danger.

Samedi, 16h: Le conditionnel disparaît

Dans plusieurs médias, les journalistes ne s'embarrassent plus du conditionnel pour évoquer les Statelogs. Sur la radio canadienne 98,5 FM, Normand Lester, spécialiste de la diplomatie américaine depuis plusieurs décennies,  prédit un désastre, "la plus grande catastrophe diplomatique de l'histoire des relations internationales". Il évoque une "chronique crue" des rapports entre les Etats, et cite cinq rédactions: le New York Times, Der Spiegel, le Guardian, mais aussi El Pais et Le Monde. A la différence des trois premiers journaux cités, les deux derniers ne seraient en possession que d'une partie des documents, qui concerneraient leur propre pays.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version  ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Vendredi, 18h: Le Royaume-Uni oppose un veto aux rédactions

S'appuyant sur un particularisme typiquement britannique, les autorités du Royaume-Uni ont décidé de lancer une en.wikipedia.org à destination des rédactions (pour Defence Advisory Notice). Cette procédure - non coercitive, qui porte sur cinq points - incite la presse à ne pas publier certaines informations au nom de la sécurité nationale. Sur son blog, le blogueur Guido Fawkes  reproduit l'email envoyé à tous les patrons de presse par le maréchal Andrew Vallance, secrétaire du Comité:

Je vous prie de me contacter avant de publier ou de retransmettre toute information provenant de la fuite coordonnée par WikiLeaks [...] En particulier, je vous demande de considérer avec prudence les informations qui pourraient relever de la DA-Notice 1 (opérations militaires britanniques, objectifs et moyens) ou de la DA-Notice 5 (services secrets et forces spéciales) [...] Je vous rappelle aussi qu'une telle publication est susceptible de mettre en danger la vie de citoyens britanniques vivant ou travaillant dans des régions hostiles, qu'il s'agisse de l'Irak, du Pakistan ou de l'Afghanistan.

Sur son blog, le journaliste de Sky News Simon Bucks, qui représente les médias dans la commission concernée, rappelle que les DA-Notices  ont quasiment toujours été suivies, au moins par le biais de compromis, "dans lesquels les journalistes s'engagent à omettre certains éléments".

Vendredi, 16h: La Turquie et la Russie impliquées?

Avant même la mise en ligne, certains médias s'avancent sur l'identité des parties concernées. Le quotidien arabe al-Hayat, basé à Londres, avance ainsi le nom de la Turquie.  Cité par le Jerusalem Post, le journal avance deux informations: d'une part, l'incapacité du gouvernement turc à maîtriser les mouvements à sa frontière irakienne, la rendant poreuse au trafic d'armes à destination des groupuscules terroristes; d'autre part, il évoque le rôle de l'administration américaine dans la guérilla kurde opérée par le PKK, le mouvement armé indépendantiste, à qui Washington aurait fourni des armes depuis 1984. Dans ses colonnes, le quotidien turc Hurriyet  reprend ces accusations d'"aide bilatérale au terrorisme".

Dans un autre registre, c'est à l'est qu'il faudra peut-être guetter les réactions. D'après le site sud-africain IOL, qui cite le quotidien russe Kommersant, certains documents  pourraient dépendre une réalité relativement crue des relations entre Moscou et Washington, en publiant notamment les échanges entre des diplomates américains et des hommes politiques russes.

Vendredi, 12h: Le Département d'Etat américain monte au créneau

Anticipant la publication de plusieurs centaines de milliers de documents diplomatiques par WikiLeaks, le Département d'Etat a pris les devants, se préparant  "au pire scénario", comme l'a déclaré P.J. Crowley, le porte-parole d'Hillary Clinton. Ainsi, plusieurs ambassades auraient contacté les autorités des pays dans lesquels elles se trouvent, pour mieux prévenir les effets d'une révélation massive d'échanges diplomatiques:

-  le Royaume-Uni
-  l'Australie
-  le Canada
-  le Danemark
-  la Norvège
-  Israël -  la Russie
-  la Turquie
-  l'Arabie Saoudite
-  Emirats Arabes Unis
-  Finlande
-  Afghanistan

-  Et la France

Interrogé par OWNI, le porte-parole de l'ambassade américaine à Paris ne cache pas les échanges, tout en refusant d'en préciser le contenu:

L'ambassadeur est en contact direct, quotidien et régulier avec l'Elysée, Matignon et le Quai d'Orsay, et ils se disent beaucoup de choses. Mais je ne veux pas me prononcer sur le contenu de leurs échanges, pour le moment.

 newsnet_45717_wikileaksdiplo1-e1290868412901.jpgVendredi, 10h: Le site de WikiLeaks est instable

 Nous vous l'annoncions déjà le 23 novembre, mais le site de WikiLeaks continue de sauter régulièrement.  Notre application Warlogs ayant également subi les mêmes désagréments, le noeud du problème est peut-être à chercher du côté de Bahnhof, qui héberge une partie des serveurs. Les raisons ont peut-être également à voir avec PRQ, l'hébergeur de Pirate Bay, que WikiLeaks  a précipitamment quitté le 22 novembre. En cas de problème, vous pouvez tenter de consulter  le site miroir.

"Fuite imminente"

Le 24 novembre,  le blog Threat Level de Wired (réputé pour ses rapports conflictuels avec Julian Assange) et  Bloomberg annoncent prudemment la "publication imminente de mémos diplomatiques", en s'appuyant sur un email envoyé par Elizabeth Levy, secrétaire aux affaires législatives du Département d'Etat. Dans celui-ci, la fonctionnaire indique aux destinataires - un comité du Sénat - qu'ils seront "briefés dès que [l'administration] en saura plus". Elle cite également le New York Times, le Guardian et Der Spiegel comme les partenaires de la publication.

Cette nouvelle livraison devrait donc concerner les fameux diplomatic cables qu'auraient transmis l'analyste Bradley Manning aux équipes de WikiLeaks, en même temps que la vidéo de  Collateral Murder, sur la bavure de l'équipage d'un hélicoptère Apache en Irak.. A ce détail près: alors que la presse avait avancé le chiffre de 260.000 en juin, cette publication contiendrait en fait près de 3 millions de documents (MàJ de 20h: Selon les informations du Spiegel, la fuite concernerait bien 250.000 documents)

Un modèle connu

Au mois de janvier, WikiLeaks avait déjà publié un mémo en provenance de l'ambassade américaine à Reykjavik, concernant le plan de sauvetage des banques islandaises. Celui-ci laisse augurer du format des documents:

 Cliquer ici pour voir la version grand format du document

 newsnet_45717_Iceland-leak-300x200.jpg

Notre couverture  de la dernière semaine de WikiLeaks

Notre couverture des Warlogs afghans ( owni.fr,  liveblogging)

Notre couverture des Warlogs irakiens ( application,  liveblogging)

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Crédits photo: CC [Agents of Chaos]
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